Liz Wardley à la conquête de l’Atlantique en pirogue

Jeudi 22 novembre 2012 à 09h50

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 Fidèle à sa devise « Impossible is not Liz », Liz Wardley s’est lancé un nouveau défi : traverser l’Atlantique à bord d’une pirogue en solitaire. Elle devrait partir des Canaries cet hiver.


Tombée toute petite dans la voile, Liz Wardley entre rapidement dans le milieu professionnel de la course au large. Vainqueur de la Sydney-Hobart en 1999, elle participe à 22 ans à la Volvo Ocean Race à bord d’Amer Sport 2 en tant que n°1 et barreuse. Mais très vite, le solitaire l’attire et elle rejoint le Circuit Figaro. Avide de nouvelles aventures, elle se tourne vers le Stand Up Paddle et la pirogue fin 2009. Le succès est au rendez-vous dès sa première compétition. Mais pour elle, ce n’est pas assez, le large lui manque. « L’aventure et la voile me manquaient. Un jour, je me suis dit que je pourrais traverser l’Atlantique en pirogue et j’ai foncé », explique Liz Wardley. Le projet Tusitala est né, la construction de la pirogue peut commencer. « Peu de temps après le lancement du projet, on m’a proposé de faire le Vendée Globe. On a mis le projet pirogue en stand-by », poursuit-elle. Mais le destin en décide autrement, le Vendée Globe partira sans elle. Loin de se laisser abattre, elle relance son projet de traversée de l’Atlantique en pirogue en solitaire. « On a perdu cinq mois, c’est dommage », déplore-t-elle. Aujourd’hui, Liz s’apprête à relever le défi qu’elle s’est lancé à bord d’un prototype de sept mètres, inspiré des pirogues polynésiennes et dessiné en collaboration avec les architectes du chantier breton Structures. Léger, rigide et robuste, le prototype en carbone qu’elle a construit avec Sébastien Dechaume est à la fois innovant et multifonctions.


4600 kilomètres au programme, des Canaries aux Antilles


Pressée de partir, Liz Wardley se mettra prochainement en stand-by aux Canaries, point de départ de son épopée. Un stand-by qui pourrait durer jusqu’à mi-janvier. « Nous attendrons la meilleure fenêtre météo possible pour partir », précise celle que l’on surnomme « Chook » dans le milieu. La traversée devrait durer 40 jours, à un rythme quotidien de dix heures de rame par jour. Mais tout dépendra des vents, le prototype ayant été construit pour naviguer au portant. Un bateau accompagnateur l’escortera pendant toute la traversée pour la ravitailler, et assurer le routage et la communication à terre. « On ne pouvait pas faire un bateau assez grand pour que je parte seule. Je serai ravitaillée en eau et en nourriture une fois par jour. Par contre, je serai autonome niveau sécurité ». Liz souhaite également donner une dimension environnementale à son projet et espère que des chercheurs pourront embarquer à bord du bateau accompagnateur afin d’engager des travaux d’observation, des prélèvements et des mesures.
Liz espère encore trouver un sponsor titre ou plusieurs partenaires qui l’aideraient à boucler son budget. « Aujourd’hui, je peux partir mais un apport supplémentaire me permettrait d’envisager les choses plus sereinement », confie-t-elle. Son fidèle sponsor, Sojasun, lui a apporté la moitié de son budget, sous forme de mécénat. Et pour le compléter, elle a décidé de se tourner vers le site kisskissbankbank.com, une plateforme de financement participatif dédiée aux projets créatifs et innovants. En cinq jours, elle a déjà récolté 1200€ sur les 7000€ espérés. Son opération est également relayée sur Facebook.


Pour suivre l’aventure de Liz Warley ou la soutenir :
http://www.facebook.com
http://www.kisskissbankbank.com/

 


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