Partie de pêche au gros à la Réunion

Jeudi 29 novembre 2012 à 10h15

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Thons bananes, daurades coryphènes, wahous, carangues mais surtout marlins sont les poissons les plus prisés de l’île Bourbon. Une pêche sportive au requin est également possible.


Crédits photo : Richard Bouhet/STR

 

Rentré « cravate » le petit reporter ! Cravate ? Une expression pour qualifier le pêcheur rentrant bredouille au port. Pourtant la matinée s’annonçait belle à bord d’Abaco, le flambant neuf Legend de 42 pieds (un bateau fabriqué sur l’île Maurice, sans lien avec le chantier canadien), poussé par deux moteur de 250 cv. Les trophées de marlins, espadons voiliers, thons jaunes, daurades coryphènes, et autres carangues exposés en photo sur les murs aiguisent la curiosité. Et la veille, lors d’un passage au port de Saint-Gilles, on avait surpris notre capitaine Joël Le Guen sortir de sa cale quatre thons banane d’une taille fort respectable. On se disait alors que pareille aventure le lendemain satisferait au désir de prédation et de lutte avec le poisson. Marc Lagadec, l’autre skipper du Réunion Fishing club, s’installe au poste de combat, pose les sept cannes Pen Inter en graphite équipées de moulinets Shimano Tiagra 50 et 80 TW. A l’hameçon : des leurres de différentes tailles, provenant tous des Etats-Unis, des Black Bart. En plastique : des poulpes multicolores. « Le poisson n’est pas bête. Il sait que ce n’est pas un poulpe mais il vient y mettre un coup de dent, parce que ça l’énerve, il veut savoir ce que c’est que ce truc qui s’agite », explique Joël Le Guen. Autre leurre : un poisson en plomb rempli de billes. Décoloré, il porte les stigmates de la veille : « un marlin est venu le taper. C’est sa technique de chasse. Il étourdit sa proie avant de la croquer. Là, il n’a fait que la moitié du boulot parce qu’il est reparti sans mordre », avance, assis au siège de combat, Marc Lagadec.

 

Le bateau navigue traînant ses leurres… et nos certitudes de ramener du poisson au port. Las, les conditions météo ont décidé que le poisson ne mordrait pas aujourd’hui. Pas une touche en cinq heures de pêche à la traîne ! Dans une mer démontée, un vent soufflant à 40 nœuds, et des intempéries intervenues sans crier gare (la Réunion compte une centaine de microclimats), Abaco rentre cravate au port. C’est aussi cela la glorieuse incertitude de la pêche. Pour la peine, on ira se consoler avec un bon poisson au restaurant Le Saint-Gilles dominant le port de plaisance éponyme. On y sert, en saison, du marlin frais. Celui qui garnit aujourd’hui les assiettes a été pêché la veille...

 

 

 

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