Faire du catamaran la tête sous l'eau avec Platypus

Mercredi 12 décembre 2012 à 22h26

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Le Platypus est présenté en ce moment au Salon Nautique de Paris puis en janvier au Salon de la Plongée, toujours Porte de Versailles. C’est un catamaran qui permet de plonger à un mètre de profondeur.  


crédits photo: Platypus

C’est un bateau qui attire l’œil au Salon Nautique de Paris. En voyant les plongeurs, à califourchon sur un catamaran, descendre à un mètre sous l’eau, les enfants restent bouchée bée. Pour l’instant, ce ne sont que des images de synthèse mais le premier test sous-marin est prévu en janvier, après le Salon de la Plongée de Paris. « Inutile de vous dire que j’attends cette expérience avec beaucoup d’impatience », nous lance François-Alexandre Bertrand, créateur du Platypus. 

 

Plonger assis sur un siège

 

Le directeur commercial du Women’s forum a déposé le brevet de ce bateau innovant après un séjour de quatre mois en Australie : « Le platypus, c’est un ornithorynque qui nage aussi bien en surface que sous l’eau. » Mais là, il n’est pas question de nager, juste de rester tranquillement assis sur la nacelle située entre les deux flotteurs. Pas besoin non plus de bouteille de plongée car la respiration est assurée grâce à un compresseur d’air électrique intégré. «Cela permettra à des novices qui ont un peu d’appréhension de se lancer », espère François-Alexandre Bertrand. L’ambassadeur de ce bateau innovant est Philippe Streiff, ancien champion de Formule 1 devenu paraplégique en 1989. « Il est convaincu que cet outil est parfait pour permettre aux handicapés de découvrir la plongée, explique le créateur du Platypus. Nous pouvons imaginer un système de rampe jusqu’au bateau et l’adaptation des fauteuils roulants directement sur la nacelle. » François-Alexandre Bertrand a également été approché par un chantier naval vendéen pour imaginer une utilisation professionnelle de nettoyage en pleine mer. Autre exploitation envisagée : « des représentants d’une armée étrangère ont évoqué avec nous, sur le Salon, l’utilisation du Platypus pour des débarquements de commandos. » Pour l’utilisation de loisir, François-Alexandre Bertrand a identifié 300 spots dans le monde qui pourraient être intéressés par son produit : des hôtels, palaces et centres nautiques au bord des lagons et autres eaux turquoise, mais aussi des particuliers dans les pays du Golfe. Le constructeur espère baisser le prix en-dessous de 60 000 euros en simplifiant le produit pour la commercialisation.


Un bateau en liège et fibre de verre


Le prototype est en cours d’homologation : « Nous nous inscrivons dans le cadre des bateaux car la nacelle qui monte et descend est similaire à celles qui sont installées à l’arrière des yachts, explique François-Alexandre Bertrand. Même si les nacelles des yachts descendent des machines et non des passagers. » Le chef d’entreprise rencontre davantage de difficultés pour convaincre les assureurs. « Le Platypus est propulsé grâce à un moteur électrique et l’explosion d’un bateau électrique, cet été, a refroidi les assureurs, explique François-Alexandre Bertrand. Et ils ne savent pas dans quelle catégorie placer notre produit: ils veulent bien assurer la surface mais pas la plongée. » François-Alexandre Bertrand espère régler cette question à la fin du premier trimestre 2013, peut-être en concluant un partenariat avec un assureur.
Le créateur cherche actuellement un chantier de construction pour lancer la production de la première série. Le prototype a été conçu dans les ateliers de Prototype composite solutions des Sables d’Olonne et le chef d’entreprise souhaite conserver une production tricolore (excepté les batteries au lithium, venues de Honk-Kong et le moteur, anglais). Les flotteurs sont en liège – pour sa qualité iso-thermique qui isole les batteries du chaud et du froid – et ils sont recouverts de fibre de verre. L’autonomie du Platypus est de 5 heures, la recharge ne nécessite qu’une prise 220 volts. « Je dirais que sur le littoral, il est plus facile de recharger un bateau électrique que de faire un plein d’essence », assure le créateur pour balayer des craintes maintes fois entendues. Le Platypus avance jusqu’à 14 nœuds en surface, 3 nœuds sous l’eau et il est doté de tablettes intelligentes avec webcams avant et arrière pour surveiller le trafic maritime. Sous l’eau, les plongeurs peuvent se parler, écouter de la musique ou même consulter des pages Internet sur ces tablettes intelligentes.
Enfin, en cas de batterie insuffisante ou de problème électrique, la remontée est garantie par un système hydraulique : la pression emmagasinée lors de la descente permet de faire remonter la nacelle automatiquement pour ne pas rester coincé sous l’eau.

 

 

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