Plaisance : tout sur le pavillon

Mercredi 30 janvier 2013 à 16h38

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Du gigantesque porte-avions au petit voilier de plaisance, le port du pavillon national est obligatoire sur un bateau. Petit vade-mecum sur l’art et la manière de l’utiliser dans le respect de l’étiquette.


La frégate Libertad. Crédits photo : Léo La Valle / AFP

Encore appelé « les couleurs », le pavillon sert à identifier la nationalité du navire. En France, il a la même apparence que le drapeau tricolore mais la largeur des bandes est progressive : le bleu occupe une surface de 30 %, le blanc de 33 % et le rouge de 37 %. Elles donnent ainsi l’impression d’être d’une taille identique lorsqu’elles flottent au vent. Sa place ? Le pavillon national doit être hissé sur un petit mât (appelé digon) à la poupe et à tribord du bateau. Ce principe est valable pour un sloop. Sur un gréement ketch ou yawl, il est placé en tête du mât d’artimon ou du tape-cul. Sur un gréement aurique, en bout de corne. Et sur une goélette, en tête du grand mât. Avis aux plaisanciers : selon le langage hérité d’une tradition maritime ancestrale, on ordonne « hissez ou envoyez les couleurs » et « rentrez les couleurs » mais jamais « amenez les couleurs », ce qui signifierait se rendre à l’ennemi !


Une drisse par pavillon


Justement, à quels moments le plaisancier avisé doit-il faire usage de son pavillon ? En mer, bien sûr, mais aussi lors de la rentrée et de la sortie du port. Au mouillage et au port, l’étiquette est plus souple : le pavillon est hissé tous les jours du lever au coucher du soleil par les puristes, seulement le dimanche et les jours fériés par les autres. Attention, un pavillon fixé sur le pataras indique un décès : celui du propriétaire du bateau ou celui du …chef de l’Etat. Les autres pavillons doivent être envoyés sur une seule drisse. Le pavillon de courtoisie témoigne du respect envers le pays qui accueille le bateau. Il est hissé à tribord sous la première barre de flèche. Le plaisancier peut aussi arborer le pavillon de son club nautique ou guidon. Normalement installé en tête de mât, il est admis sous la première barre de flèche bâbord. Citons encore les pavillons de propriétaire et d’invité, plus guère utilisés aujourd’hui, et le pavillon de la région, qui a de nombreux adeptes, notamment en Bretagne. À ne jamais déployer à l’arrière du bateau sous peine d’amende.

 

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