Et la lumière fut sur les océans

Lundi 4 mars 2013 à 11h09

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Le nouveau satellite Saral Altika permet aussi bien de router, au jour le jour, les géants des mers que de comprendre les évolutions du climat. Les océans sont de nouveau sous bonne garde.


sous licence creative commons

Depuis lundi dernier (25 février 2013), un nouvel outil de mesure des océans, Saral-Altika est venu remplacer le radar du satellite européen Envisat, tombé en panne en mai dernier. Tous les 35 jours, ce nouvel outil - placé en orbite à 800 km d’altitude – dressera une nouvelle carte altimétrique de tous les océans du globe.
Cet outil permettra de cartographier les tourbillons pour observer la dynamique des océans en dynamique. L’élévation du niveau des océans au niveau de ces tourbillons est d’environ 10 centimètres. Cela permettra donc de connaître l’état des océans en temps réel avec des informations très utiles pour les stations off-shore, les routages des grands cargos ou les analyses météo. « Cet outil améliorera toute notre compréhension de l’aspect dynamique des océans », explique Juliette Lambin, responsable des programmes océans et grands espaces au Centre national de recherche spatiale (CNES). En effet, les océans servent de régulateur du climat de la planète comme avec le Gulf Stream. Plus ponctuellement, le phénomène El Nino a ainsi joué sur la variation du niveau des océans qui augmentent en moyenne de 3 millimètres par an.


Justement, Saral-Altika complètera également les données recueillies depuis vingt ans par ses prédécesseurs pour suivre l’évolution climatique à long terme. Les différents satellites ont ainsi montré que la montée des eaux n’était pas uniforme. En septembre 2012, l’agence spatiale européenne observait que si l’eau était monté de près de 12 millimètres par an au large des Philippines, elle avait perdu autant de niveau au sud de l'Alaska. Saral-Altika complètera donc une mission vieille de vingt ans mais avec plus de précision.
 

Pour la première fois de l'histoire, le satellite embarque un radar nouvelle génération, AltiKa, développé par le CNES. Cet outil fonctionne en bande Ka (35.75 GHz, 500 MHz). « On gagne quelques centimètres de précision sur la précédentes résolution, Ku, qui permettait déjà de traverser l’atmosphère sans être affecté par la pluie et les nuages », remarque Juliette Lambin, responsable des programmes océans et grands espaces au Centre national de recherche spatiale (CNES). Le nouvel outil permet également de s’approcher au plus près des côtes, à moins de 10 kilomètres. « Les côtes gênent les mesures car pour avoir une bonne précision il faut que le signal radar soit réfléchi sur une surface identique. Or, près des côtes, une partie du signal est réfléchi par la terre. » Le nouveau satellite permettra donc également d’étudier les lacs et les variations de débit des grands fleuves.

 

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