Arctique : la banquise atteint sa surface maximale

Mercredi 10 avril 2013 à 10h57

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Les zones polaires et l'océan Glacial Arctique viennent de passer 6 mois de nuit boréale. Après cette longue période d'obscurité et de gel hivernal, la mer s'englace de nouveau et la banquise s'est reconstituée, atteignant sa superficie maximale au mois de mars, pour se stabiliser avant le début de la fonte estivale.


La surface maximale de la banquise a été atteinte entre le 28 février et le 15 mars (crédit photo NASA)

Ce processus est normal et se reproduit chaque année au rythme des saisons. On se souvient que la fonte de l'été dernier fut historique, avec une surface minimale atteinte au mois de septembre, constituant ainsi l'un des 5 records de fonte jamais observé. Ensuite, avec le retour du froid, la banquise s'est reformée très rapidement à l'automne. Cependant, selon les mesures effectuées par la NASA, notamment à l'aide des satellites, la surface atteinte par la banquise à la fin de cet hiver serait la 5ème plus petite depuis ces 35 dernières années, avec une superficie de 15 millions de km2, soit environ 374.000 km2 de moins que la moyenne des trois dernières décennies.


Ce minimum d'extension hivernale s'inscrit, selon les climatologues, dans la tendance actuelle qui amène une diminution de la surface de la banquise arctique. En effet, neuf des dix plus petits maximums enregistrés ont eu lieu au cours de la dernière décennie. La NASA déclare en outre que " les données satellitaires récupérées depuis les années 1970 montrent que l'étendue des glaces de mer, qui comprend toutes les zones de l'océan Arctique, où la glace recouvre au moins 15% de la surface de l'océan, est en diminution. Cette baisse se produit à un rythme beaucoup plus rapide en été qu'en hiver, de telle sorte que certains modèles prédisent que l'océan Arctique pourrait être libre de glace en été dans quelques décennies."


On pourrait donc penser que l'été à venir risque de signer une fonte encore plus généralisée de la banquise, mais ce phénomène n'est pas forcément inéluctable. Il serait logique d'envisager que les deux phénomènes soient liés, car si l'on observe une surface de glace vaste, cela signifie qu'un hiver exceptionnellement froid a eu lieu. On pourrait donc penser que la glace plus épaisse sera plus difficile à fondre pendant l'été. Mais les scientifiques indiquent que le comportement de la glace de mer en hiver n'est pas nécessairement prédictif de la saison de fonte suivante. Il y a des périodes où un maximum inhabituellement élevé est suivi d'un minimum exceptionnellement bas, et vice versa. Tout dépend des conditions météorologiques qui règneront cet été.

 

Par exemple, si la fonte de l'été dernier a été si remarquable, cela était surtout lié à la persistance d'une dépression sur la zone arctique pendant le mois d'août : les vents violents avaient alors fractionné la banquise déjà fragilisée, transportant vers le sud de grandes plaques de glace qui ont alors fondu au contact des eaux plus tièdes. En revanche, si la saison estivale ne présente pas d'anomalie particulière, la glace pourrait se maintenir et passer l'été avant de se reformer à l'automne prochain.
 

 

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