A Ouessant, le phare du Stiff fait peau neuve

Mardi 16 avril 2013 à 12h30

Ce mardi, le Conservatoire du littoral a lancé les travaux de restauration du phare du Stiff, qui guide les marins depuis 1699.  


Le phare du Stiff, classé monument historique, s’élève à 89 mètres au-dessus de la mer sur la Pointe de Bac’haol. Il a été construit en 1699 sous l’impulsion de Vauban, ce qui fait de lui le doyen des phares bretons en activité et le deuxième plus ancien au niveau français, après Cordouan. « Il y avait un besoin urgent de rénovation, explique Denis Bredin, délégué Bretagne pour le Conservatoire du littoral. Les enduits n’ont pas été refaits de mémoire d’homme, donc ils n’ont jamais été touchés depuis l’après-guerre au moins. » Télécontrôlé depuis le second phare d’Ouessant, le Creac’h, le Stiff n’est plus habité depuis de nombreuses années. Il souffre d’un manque de ventilation et de soucis d’étanchéité. A l’intérieur, les champignons ont ravagé les boiseries. Une seule porte, datant du XIXe siècle, pourra ainsi être rénovée. « L’originalité de cette rénovation c’est que c’est vraiment celle d’un monument historique (ndlr : le Stiff est classé depuis 2006), notamment avec la restauration des cheminées ou des lit-clos, poursuit Denis Bredin. Il reste encore quelques photos de ce mobilier et des traces au sol. » Seuls les lambris de la lanterne pourront être sauvés des champignons. Heureusement, pour retrouver la réalité historique de ce bâtiment, l’équipe du conservatoire du littoral bénéficie du témoignage de Michel Berthelet, ancien gardien du phare.


Le Conservatoire du littoral aux commandes
 

Le coût global des travaux de restauration est de 915.392 euros. Si le Conservatoire du littoral dirige les restaurations – et prend en charge 165.392 euros du budget – c’est avant tout pour préserver les landes ouessantines. En effet, le Conservatoire du littoral s’est intéressé au phare du Stiff en 2004, lorsqu’il a appris la mise en vente imminente, par le service des phares et balises, des deux bâtiments annexes. En reprenant cet ensemble, le Conservatoire du littoral a récupéré la gestion de 436 hectares de terrain (sur les 1558 hectares de l’île d’Ouessant). Un exemple qui n’est pas isolé car le contrat d’objectif, signé entre l’Etat et le Conservatoire en avril 2012, a précisé une liste de 71 phares qui pourraient potentiellement lui être affectés. Il s’agit de compléter utilement la politique d’acquisition foncière déjà engagée par l’établissement. A la fin des restaurations, d’ici un an, le Conservatoire organisera l’accueil du public, à l’image des bâtiments annexes qui accueillent des expositions depuis 2007.

 

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