En Indonésie, ils jardinent les récifs coralliens

Mardi 30 avril 2013 à 15h00

Gardiens de coraux, épisode 1 - L’association Coral Guardian est née à Bali, sur une île aux récifs coralliens fortement endommagés.  Retour sur la genèse du projet. 


crédits photo: Coral Guardian

Martin Colognoli et Guillaume Holzer se sont rencontrés dans un magasin de surf, à Bali. Le premier, diplômé en écologie marine, travaillait pour l’industrie des aquariums tandis que le second évoluait dans le domaine du marketing et de la communication. « Martin venait de passer un an et demi sur place, il était déjà bilingue en indonésien », nous explique Guillaume Holzer. Ensemble, ils ont rencontré Wayan Patut, un Indonésien fortement engagé dans un dialogue avec les pêcheurs pour la préservation des coraux. Les professionnels locaux ont utilisé la technique du mercure ou de la dynamite car ils voyaient leur pêche diminuer à la suite de travaux d’agrandissement de leur île, dans les années 90. « C’était un cercle vicieux car ces méthodes de pêche destructrices ont détruit leurs ressources », précise Guillaume Holzer. Les deux Français ont donc pris le temps de comprendre le contexte local en revenant toutes les semaines discuter avec Wayan Patut. « Nous l’avons accompagné sur ses missions, se souvient le jeune homme. Nous avons mis deux ans pour développer des relations stables et dépasser les a priori avec les habitants. » Finalement, Martin Colognoli et Guillaume Holzer décident de monter une association – « le côté business dressait trop de barrières entre nous et les habitants » - destinée à replanter les récifs coralliens.

 

Les plantations sous-marines

 

En Indonésie, l’association participe à une mission de réhabilitation des coraux entamée en amont par Wayan Patut. Martin Colognoli et Guillaume Holzer rentrent ainsi tout juste de Bali où ils ont terminé la première phase de plantation sur un peu moins de 400 m2 avec des coraux locaux récupérés auprès de la coopérative de coralliculture Karya Segara ou « les travailleurs de la mer » en balinais. « Les habitants avaient commencé à immerger des structures de béton pour fixer les coraux, rappelle Guillaume Holzer. Nous avons donc décidé de poursuivre le travail mais avec des statues balinaises plutôt qu’en plongeant de simples blocs (diaporama ci-dessous). Lors de notre dernier séjour, nous avons immergé des structures plus petites, en pierre, destinées à abriter des juvéniles. » Coral Guardian doit maintenant assurer le suivi de l’évolution de la biodiversité sur cinq ans. Réhabiliter des récifs coralliens agit donc au niveau local, en permettant notamment le retour des poissons et crevettes, mais aussi au niveau mondial, en réduisant la concentration de dioxyde de carbone atmosphérique, les coraux constructeurs de récifs agissant comme les forêts sur terre.

 

Rendez-vous mardi prochain pour aborder l’aspect économique de cette aventure.

 

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