Les pirogues prennent la haute-mer

Jeudi 9 mai 2013 à 09h32

Les concurrents de la Vendée Va’a sont partis de la plage des Sables d’Olonne ce jeudi matin pour la quatrième édition de cette course de pirogues polynésiennes en haute-mer.


crédits photo: Vendée Va'a

Ce concept de course unique en Europe se déroule en trois étapes : départ et arrivée aux Sables après une escale à Saint-Gilles-Croix-de-Vie puis à l’île d’Yeu. Ce jeudi 9 mai, les deux premières étapes se déroulent sur 27 et 25 kilomètres avant le marathon de vendredi : 42 kilomètres, soit de 15 000 à 20 000 coups de rame. Une épreuve de force qui ne rebute pas Franck Gaboriau, capitaine de l’équipe du CKCL Sables d’Olonne. A bord, il occupe le poste de barreur ou peperou. C’est lui qui guide le bateau d’un coup de rame. « Mes actions de direction doivent être les plus brèves possibles pour ne pas trop freiner le bateau et soulager les 5 autres équipiers, explique-t-il. Avant de partir, nous étudions les cartes pour anticiper les changements, surtout sur la dernière étape qui dure de 4 à 5 heures. » L’équipe CKCL se prépare à cette nouvelle saison, forte d’une victoire sur la dernière étape des championnats de France 2012. « Nous connaissons bien le parcours et nous sommes habitués à ramer dans des conditions de tempête », répond Franck Gaboriau quand on lui demande ses atouts. « Mais nous devons nous remettre en phase avec des rameurs d’autres clubs qui viennent compléter notre équipe pour la Vendée Va’a ». Pour supporter les efforts longs et intenses, les rameurs se placent dans un état second, « comme dans une bulle », et la coordination, avec la force physique, est l’un des impératifs de cette compétition. Mais ce que le capitaine de l’équipe du CKCL Sables d’Olonne préfère, ce sont les sensations de glisse. « C’est impressionnant de sentir cette longue embarcation de 13 mètres de long glisser sur une vague en silence », assure-t-il. Les équipes européennes seront confrontées, comme lors de la dernière édition, à une équipe polynésienne, EDT, composée d’anciens coureurs professionnels. « Ils sont plus entraînés, ils ne connaissent pas le principe de trêve hivernale, observe Franck Gaboriau. Mais le plus dur pour eux, cela reste de gérer le froid. » 17 équipes sont attendues pour cette course de haute-mer. Deux d’entre elles viennent d’Allemagne, les autres viennent de Toulon, Penmarc’h ou Fontenay Le Comte. La gente féminine n’est pas en reste avec deux équipes féminines.

 

Le programme complet des festivités


 


SERVICE:
Toutes les prévisions météo du littoral et en mer pour la France par téléphone au 3201*.
Toutes les prévisions météo de vos voyages et vos navigations à l'étranger au 3264**.
Recevez la newsletter
tous les jeudis
* 3201 : Prévisions pour la France - 2,99€ par appel   ** 3264 : Prévisions pour le Monde - 2,99€ par appel
Fermer
Recevez chaque jeudi les coups de coeur de la rédaction