Ces îles qui pourraient disparaître

Lundi 13 mai 2013 à 10h02

Du côté des libraires – Nous partons sur les océans Indien et Pacifique à la rencontre des 4 millions de personnes qui vivent aujourd’hui sur une île corallienne de moins de 3 mètres d’altitude. Des populations menacées par l’élévation du niveau de la mer qui ont développé des stratégies d’adaptation pleines d’avenir.


Crédits photo: SANKA VIDANAGAMA / AFP

Les auteurs de Ces îles qui pourraient disparaître refusent de croire à une histoire écrite d’avance. Virginie Duvat, géographe des milieux tropicaux et de l’évolution des îles, et Alexandre Magnan, spécialiste des questions de vulnérabilité et d’adaptation au changement climatique, interrogent donc les différentes stratégies insulaires pour un bilan nuancé et constructif… Tout en prenant soin de conserver un ton pédagogique pour ne pas décourager les lecteurs non-scientifiques. Les deux auteurs envisagent les populations de ces « terres du minuscule » de moins de 1 km2 comme des « pionniers de l’adaptation » et non comme des victimes condamnées à la diaspora. « Les communautés insulaires ont par le passé développé des stratégies d’adaptation qui ont fait leurs preuves, assurent-ils. Et aujourd’hui, dans un contexte certes nouveau, mondialisé, ces pays expérimentent des solutions qui pourraient bien inspirer les politiques d’adaptation des rivages occidentaux. » Virginie Duvat et Alexandre Magnan souhaitent également balayer l’idée simpliste que toutes les îles seraient logées à la même enseigne. Leur état des lieux argumenté montre que les menaces qui pèsent sur les îles ne sont pas uniformes et dépendent largement des interactions entre l’homme et son environnement comme l’explosion démographique ou la destruction du système traditionnel d’exploitation des ressources. Leur principale crainte est de voir les marges de manœuvres des populations insulaires réduites. « Faisant référence à Albert Einstein, qui disait que « notre époque se caractérise par une profusions de moyens, mais une confusion des intensions », rappellent les deux chercheurs en guise de conclusion, Nicolas Hulot ajoutait qu’il reste désormais « à savoir et à déterminer pour quelle cause, exactement, on mobilise le génie humain. Ce n’est pas simple, cela demande du courage et de l’audace. » Deux qualités invoquées par Virginie Duvat et Alexandre Magnan dans Ces îles qui pourraient disparaître aux éditions Le Pommier (essais).

 

Professeur de géographie à l’Université de la Rochelle (laboratoire LIENSs CNRS), Virginie DUVAT est spécialiste des milieux tropicaux, étudiant la formation et l'évolution des îles et des côtes, leur vulnérabilité face aux risques naturels et les impacts des aménagements.
Chercheur à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri, Sciences Po), Alexandre MAGNAN est spécialiste des questions de vulnérabilité et d’adaptation au changement climatique.

 

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