Rencontre avec l’une des voix féminines des 24 heures

Mardi 21 mai 2013 à 16h30

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La 50e édition des 24 heures s’est terminée ce lundi soir par le sacre du team Drakkar, mené par le vice-champion du monde de F1 bateau, Philippe Chiappe. Nous avons rencontré l’une des voix féminines de cette compétition, Marie-Laure Autard, ancien sponsor, pilote, et désormais secrétaire générale des 24 heures.


Pendant les trois jours de la compétition, la secrétaire générale Marie-Laure Autard a arpenté les quais de Rouen pour parer aux derniers détails d’organisation. « Avant de plonger dans le bain des 24 heures, je connaissais la compétition en spectatrice avec des amis photographes amateurs, souvent de nuit et toujours derrière les grilles, se souvient-t-elle dans un sourire. Puis en 1987, l’un des électriciens de mon chantier m’a proposé de le sponsoriser. Alors j’ai mis un peu de sous dans son affaire et un autocollant sur sa coque. Je me suis tellement pris au jeu qu’à la fin de la saison, une équipe m’a proposé de piloter l’année suivante dans une équipe 100% féminine. C’est très grisant. » Marie-Laure Autard a piloté pendant huit ans. « A mes débuts, on prenait presque les batteries des voitures pour les mettre dans les bateaux, souvent fabriqués dans nos garages », détaille-t-elle. La construction de son premier bateau coûtait l’équivalent de 2000 euros alors que les embarcations 2013 s’échelonnent de 10 000 à 60 000 euros. « En 1988, nous n’étions que trois pilotes pour assurer 24 heures de suite, avec des petites loupiotes qui clignotaient sur nos têtes pendant la nuit. Et puis nous n’avions pas de harnais, nous étions complètement libres dans le cockpit… » Depuis une quinzaine d’années, Marie-Laure Autard observe des changements côté sécurité ainsi que des apports importants des motoristes.

 

La passion du pilotage en héritage


Marie-Laure Autard connaît par cœur le circuit des 24 heures et ses fluctuations au gré du vent et des marées. « Avec la renverse, les vagues se heurtent dans les deux sens, précise-t-elle. Le pire c’est quand les vagues ont des petites crêtes pointues : on est balloté de partout comme si on était en tout-terrain. Il y a tout le temps des moments acrobatiques sur le circuit. » Pour la deuxième année consécutive, Marie-Laure Autard porte également la casquette de mère de pilote. « Il a baigné dedans depuis tout petit alors il n’avait pas trop le choix, s’amuse la secrétaire générale des 24 heures. C ‘était soit il était écœuré, soit il était absorbé. » Autant dire que la deuxième solution a primé, le jeune pilote, passionné de plongée sous-marine et de mécanique, a évolué avec Marine Inshore, bateau numéro 88 pour cette édition. « La première fois qu’il a pris le bateau, à 16 ans, j’ai pensé que j’allais avoir peur, explique l’ancienne pilote. Surtout que ce n’est pas une armoire à glace, il fait presque frêle dans le cockpit. Mais je me suis étonné moi-même : j’ai tout de suite été en confiance quand il a pris les commandes et je l’ai considéré comme un pilote parmi d’autres. » Le fils de Marie-Laure Autard a eu l’occasion d’étudier mille trajectoires et commentaires techniques avant de prendre les commandes. Pour les 24 heures de Rouen 2013, l’équipe Marine Inshore s’est classée troisième de sa catégorie.

 

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