Météo: les Français n'en peuvent plus et ce n'est pas fini

Jeudi 30 mai 2013 à 12h50

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Pas d'éclaircie durable à l'horizon. Le retour du soleil ce week-end n’est pas synonyme de retour du grand beau temps : les températures vont rester basses avant une nouvelle dégradation et à plus long terme un été probablement pourri.


Photo Stephane Martin Sous licence creative commons

C’est du jamais vu. Depuis le début du mois de mai, la France est plongée dans un tunnel de dépressions qui s’enchainent, avec au menu : de la pluie, du vent et des températures fraiches. Ainsi à Paris, les températures moyennes sont de 9 degrés le matin et 16,5 l’après-midi. C’est environ deux degrés de moins que les normales de saison et le déficit d’ensoleillement est de 40%. La température la plus élevée du mois enregistrée dans la capitale est 22,3 degrés. C’était le 7 mai.

A Nice, les moyennes sont de 13 le matin et 19 l’après-midi, là aussi en dessous des normales de saison. A Bordeaux, les moyennes de l’après-midi sont de 17,5, c’est 3 degrés en dessous des normales. « Et c’est la même chose à Toulouse ou à Lyon, explique Pascal Scaviner, prévisionniste pour Météo Consult – La Chaine Météo. Nous sommes dans une situation de blocage avec un système dépressionnaire installé sur l’Europe de l’ouest, un anticyclone des Açores éloigné et un vaste anticyclone installé de la Russie à la Turquie ».

Résultat c’est l’été de la Laponie à l'Oural au Bosphore tandis que les dépressions s’enchainent sur l’hexagone comme en plein hiver.
Le moral des Français sera toutefois meilleur ce week-end puisque le soleil refera son apparition sur une grande partie de l’hexagone. « Les choses vont évoluer ce week-end grâce à l’anticyclone des Açores qui se prolonge par une dorsale vers les îles britanniques, commente Pascal Scaviner. Il ne devrait pas bouger sur la première partie de semaine ». Il ne faudra pas néanmoins se réjouir trop vite : les températures vont rester fraîches mais une amélioration des conditions météo est annoncée pour mercredi dans le Sud avec des températures qui se rapprocheront d'un niveau estival jeudi et vendredi prochain.

Eté pourri sur notre pays

Et après ? Car les données numériques tout comme les statistiques des prévisionnistes permettent d’échafauder des prévisions ou en tout cas des tendances pour l’été. Elaborées à partir des principaux modèles numériques (européen et américain en particulier), ces prévisions ne sont pas optimistes : certains calculs envisagent en effet la persistance d’une anomalie froide pendant les 3 mois de l’été (Juin, Juillet, Août) conjuguée à des précipitations excédentaires. Certes, il s’agit d’une moyenne trimestrielle qui ne permet pas de mettre en évidence quelques pics de chaleur ponctuels – normaux en cette saison -, mais la tendance qui se dégage serait celle d’un été pourri sur notre pays.

Ces données numériques sont également comparées à une analyse statistique afin d’apporter une meilleure fiabilité à ces prévisions : en regardant ce qui s’est passé lors des années où les printemps étaient maussades, on constate qu’à plus de 80%, ils étaient suivis d’été frais et humides. Dans les années 1960 puis à nouveau dans la décennie 2000, aucun printemps « pourri » n’a été suivi d’un réel bel été. Dans les décennies 1970, 80 et 90, on trouve trois exceptions notables : 1975, 1983 et 1995, où les étés furent très chauds mais aussi orageux. Seule l’année 1983 est l’exception qui confirme la règle, avec un mois comparable à celui que nous connaissons, suivi d’un mois de juillet caniculaire.

 

 

 


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