Gijon, deuxième escale de la Solitaire

Dimanche 9 juin 2013 à 07h36

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Les bateaux de la Solitaire du Figaro-Éric Bompard sont attendus mardi prochain 11 juin dans le port espagnol d'où ils repartiront jeudi midi. (Re)découverte de la perle des Asturies, ville-étape de la course pour la treizième fois.


Sentier du littoral Gijon / La Chaîne Météo

Adossée aux sublimes sommets de la cordillère cantabrique, la plus grande ville des Asturies (280 000 habitants) est aussi déroutante que magnifique. Si ses habitants sont amateurs de paella, ils boivent surtout du cidre et préfèrent la cornemuse au flamenco, références aux origines celtes de la ville. Résultat: un art de vivre unique en Espagne.

 

Le match. Cimavilla contre San Lorenzo, les deux visages que nous oppose la ville et que sépare une péninsule. D'un côté, la promenade de bord de mer, 3 km d'une contre-allée qui suit la plage San Lorenzo, semée de réverbères anciens, derniers témoins des premiers bains de mer, initiés par la reine Isabelle en 1858. C'est le rendez-vous de l'Espagne d'aujourd'hui, lycéens en skate, jeunes filles court vêtues, surfeurs caoutchoutés des pieds à la tête, hommes d'affaires en costume rayé, retraités en chemisette... Des pergolas contemporaines réveillent ce ruban de bitume arboré sur lequel s'ouvrent des architectures contrastées.

 

Changement de décor à Cimavilla, l'autre visage de Gijon, le quartier des tapas, des cidreries bondées, des petites rues pavées, bordées d'immeubles aux façades veloutées, bleu turquoise, vert émeraude ou rouge carmin. Et des placettes, tel que le cinéma d'Almodovar aime en montrer. Attardez-vous sous les arcades de la plaza Mayor, aux pieds des maisons rabougries de la calle Rosario, recueillez-vous devant la madone de la minuscule chapelle de la Solidad, ou rêvassez devant la sculpture monumentale de Chillida, éloge de l'horizon, planté au sommet de Cimavilla.

On a aimé. Se baigner dans la crique de Los Mayanes.

 

Royal. Fondé en 1911 par Alphonse XIII, le Royal Yacht Club est l'un des endroits les plus sélects d'Espagne, le plus racé de Gijon. Son président d'honneur n'est autre que le roi Juan Carlos. Trois mille membres sont affiliés à ce club de voile qui occupe dans la vieille ville une place dominante, arrimée au rocher, en surplomb de la mer. Le club house-bar, avec son parquet gémissant, ses boiseries ornées de fanions armoriés sous cadre et ses fauteuils en cuir patiné, est accessible aux non-membres, comme le restaurant dont la vue sur la baie de Gijon est à couper le souffle. Cuisine soignée, vins de propriétaires, clientèle choisie aux belles manières... Mais, attention, le club n'est pas que mondain et a donné aussi au royaume plusieurs champions olympiques...

On a aimé. La lotte (rape, en espagnol) cuisinée au cidre.

 

À l'eau. Tout autour de la plage de Poniente, à proximité du port de plaisance, se concentre l'activité autour de la mer avec l'aquarium de Gijon (tél.: 00 34 985 185 220 et www.acquario.gijon.es), oeuvre sur pilotis de l'architecte espagnol Alvaro Planchuelo (1 million de mètres cubes d'eau). La reconstitution des milieux fluviaux, premier espace, est particulièrement réussie. Actuellement, l'artiste asturienne Carmen Castillo Bartolomé y expose ses sculptures marines (jusqu'au 30 septembre), superbement mises en lumière. Non loin de là, autre mastodonte, le centre Talasoponiente (digue Est, tél.: 00 34 984 490 490 et www.talasoponiente.com), complexe d'eau de mer avec un remarquable centre de soins et espace sauna, avec, de partout où l'on se trouve, une vue sur la mer époustouflante (entrée: 22,50 EUR pour 3 heures).

On a aimé. À l'aquarium, le déjeuner des Murènes à 12 heures.

 

La route du cidre. Les Asturiens sont fous du cidre, et Gijon, qui fut fondé par les Celtes au Ve siècle avant Jésus-Christ, s'enorgueillit d'être le premier centre de production en Espagne avec 15 millions de litres par an (80 % sont bus dans la province). Désormais, une route du cidre rassemble à travers la ville et les alentours des dizaines d'adresses qui, de près ou de loin, ont affaire avec la pomme: pâtisseries, institut de beauté (massage à la pomme verte), bar, restaurants et nombre de cidreries. La plus connue est Trabenco, dans un petit village de montagne, Llavandera (10 min du centre-ville, 10 EUR en taxi), d'où sortent chaque année 1,5 million de litres. Elle ressemble à une ferme plus qu'à un centre industriel... À visiter pour l'incursion dans la campagne et le restaurant de spécialités (charcuterie, côtes de mouton...), où il est prudent de réserver (comptez 30 EUR, tél.: 00 34 985 138 003). Dans la vieille ville, on trouve beaucoup de bars à cidre qu'accompagnent des tapas, comme El Globo (calle San Bernardo 13), Tierra Astur (calle Mariano Pola 10) ou El Lavaderu (plaza del Periodista Arturo Arias 1). Un document carte-plan «Ruta de la Sidra» est édité gratuitement par l'office de tourisme. Dans certains bars, on joint le folk au cidre avec de petits concerts sympathiques, comme à Malasana (Begona 4), ou Gato Tuerto (Plaza Nicador Pinole 1).

On a aimé. Le prix de la bouteille de cidre (75 cl: 3 EUR)


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