Une traversée de l’Arctique à haut risque

Mardi 18 juin 2013 à 12h54

Pour « La voie du Pôle », deux Français vont traverser l’Arctique, de l’Alaska au Svalbard sur une embarcation hybride, à la fois voilier et traîneau.


crédits photo: AFP

En trois mois, les deux aventuriers souhaitent parcourir 3.000 kilomètres sans assistance, entre océan et banquise pour un défi sportif et une expédition scientifique de haut niveau. Vincent Berthet et Sébastien Roubinet sont des familiers des plus hautes latitudes. Le premier, cameraman et explorateur, a notamment remonté l’année passée les fjords du Groenland en kayak pour « Le Piège Blanc ». Le second, navigateur de l’extrême, a signé en 2007 le premier franchissement à la voile du passage du Nord-Ouest. Il a déjà tenté le parcours de « La Voie du pôle » en 2011, avec un autre aventurier des glaces, Rodolphe André, mais après 500 kilomètres dans le désert glacé, les deux aventuriers avaient dû abandonner face à une panne définitive de leur batterie qui les coupait de tout système de communication. Ils avaient alors fait demi-tour vers l’Alaska. C’est donc la soif de revanche qui guide cette année ce spécialiste du Grand Nord.


Une course contre la montre
 

Le départ est prévu le 5 juillet prochain à bord de Babouchka, un catamaran équipé de deux flotteurs gonflables sur ski, d’un mât et de deux voiles. Cette embarcation tient à la fois du bateau, du char à glace et du traîneau. "C'est aussi un défi technologique et sportif car personne n'est encore parvenu à traverser d'une seule traite et sans assistance, l'océan Arctique en passant par le pôle », assure Sébastien Roubinet. "La banquise n'a rien d'une immense et lisse patinoire, souligne Sébastien. Son relief est très accidenté et chaotique avec des crêtes de compression de glace qui peuvent atteindre plusieurs mètres, de la neige et de larges fractures donnant naissance à des cours d'eau de fonte avec des blocs de glace dérivants dangereux".
A bord, les deux aventuriers embarquent également des instruments de mesure scientifique pour évaluer la fonte accélérée de la banquise estivale. "Babouchka, long de 6 m et pesant 400 kg en charge, est comme une libellule posée sur l'océan qui va effleurer la banquise sans perturber le milieu traversé. C'est une plate-forme d'observation unique permettant la récolte de données in situ de premier choix". Les données récoltées seront étudiées par le CNRS.

 

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