Jean-Baptiste Mençon, missions passions

Mercredi 26 juin 2013 à 17h10

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Le capitaine de corvette Jean-Baptiste Mençon, achève bientôt sa mission à bord du PSP Flamant de la Marine nationale. D’un cursus atypique à la Solitaire du Figaro Éric Bompard Cachemire, de l’eau de mer à couler dans ses veines.


Crédits photo : Alexis Courcoux

Né dans le Morbihan, se déclarant Parisien dans l’âme, Jean-Baptiste Mençon, fils de brestois rampant, est entré dans la carrière à seulement 26 ans. Après un cursus universitaire à Paris 2 Assas pour obtenir un DESS Défense-Relations Internationales, il effectue son service militaire dans l’armée de terre en tant qu’aspirant. « C’est pour moi la révélation. Je veux m’engager. Un peu par passion, je me tourne vers la Marine en 2001. Les perspectives sont intéressantes. Je passe un concours et en attendant de rallier l’École navale, je suis allé à la Délégation aux Affaires Stratégiques du ministère de la Défense », explique-t-il en préambule.
Le vernis marin acquis pendant un an à Lanvéoc-Poulmic, la première affectation se déroule sur le P400 La Railleuse à Tahiti. Il y a pire, et aucune raison de prendre la mouche. « C’est un peu deux ans de voyage de noce avec mon épouse. Ensuite, je reviens en France où je suis formé dans ma spécialité, système d’information et de communication, avec en parallèle, une formation pour comprendre comment fonctionne un central opération au sein d’une frégate. Ma deuxième affectation est sur un patrouilleur à Brest, la Sterne, où je suis commandant en second », explique le capitaine de corvette pour qui la mission se termine dans quelques semaines.


Le sac de marin se bringuebale ensuite à Toulon pour la frégate légère furtive Courbet. Jean-Baptiste Mençon y est chef du service d’information et de communication et officier de quart opérations. « Là, je suis un peu plus dans le dur du sujet. Le travail n’est pas le même que sur les patrouilleurs. Ces frégates peuvent mettre en œuvre des missiles et un hélicoptère. Nous étions au large du Liban en 2006 après l’attaque des camps du Nord. Il y avait un embargo en mer et des raids israéliens réguliers. J’ai trouvé cette période intéressante dans la progression de la maîtrise des opérations au sein d’un bâtiment » précise le papa de trois filles.
Suit l’école supérieure de système de combat de l’aéronavale, avec au bout d’un an, un master en réseaux et télécommunications. « On y acquiert une spécialisation dans notre cœur de métier mais aussi dans les opérations. On y approfondit toutes nos connaissances. Pour être chef de service sur une frégate de 1er rang, type frégate anti-sous-marine, frégate de défense aérienne. J’embarque sur la Jean de Vienne. Avec une première mission en mer Noire avec beaucoup d’exercices interarmées dans le domaine de lutte sous-marine, puis l’opération Harmattan en Libye en 2011», ajoute Jean-Baptiste Mençon.

 

Le voici donc affecté au PSP Flamant basé à Cherbourg. Un poste qu’il a apprécié particulièrement : « Le commandement n’est pas une punition car le processus de sélection est long et compliqué. C’est pour cela que je suis rentré dans la Marine nationale. Celui-là avait beaucoup de valeurs à mes yeux car c’était le premier que je pouvais avoir. J’ai débuté le 8 août 2012 et termine le 8 août prochain après une période d’entraînement de mon successeur pour qu’il prenne ses marques ». En opération en Manche-mer du Nord entre Saint-Malo à la frontière belge, le Patrouilleur de Service Public a effectué sa mission de l’action de l’État en mer. Surveillance des approches maritimes, contrôle des pêches, lutte anti-pollution et assistance aux personnes.

 

A Cherbourg, il y a 3 PSP, le Cormoran, le Pluvier et donc le Flamant. Ils sont capables d’appareiller en très peu de temps pour porter assistance ou aller voir un bateau suspect. A l’année, ils effectuent 95 jours réels en mer, un peu plus avec les escales.

 

La présence de la Marine nationale sur la Solitaire du Figaro Éric Bompard Cachemire est une expérience que Jean-Baptiste Mençon n’oubliera pas : « Dans un premier temps c’était original d’avoir un tiers de son équipage qui n’appartient pas au bateau. La phase d’observation a été balayée assez rapidement par l’ensemble des personnels. Je pense que cela a bien fonctionné car nous avons travaillé en bonne intelligence avec les médias présents. Chacun respectant les contraintes des autres. Notre première mission était des relations publiques pour nous montrer, expliquer et parler de nos métiers, et pas seulement du PSP mais de la Marine en général. Nous avions également une facette assistance aux skippers en cas de besoin qui fort heureusement n’a pas été beaucoup utilisée. Pour les concurrents, il n’y a pas eu de problème puisque nous parlions entre marins. Nous sommes dans deux mondes différents mais nous partageons les mêmes valeurs. Avec franchise et simplicité ».

 

 


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