Balade à bord de La Recouvrance

Jeudi 4 juillet 2013 à 07h18

Mots clés :

Goélette emblématique de Brest, La Recouvrance navigue d’avril à octobre à la journée ou pour des croisières plus longues.


Yann Fournier le capitaine de La Recouvrance.

Sur le ponton du port de Brest, Yann Fournier, le jeune capitaine de La Recouvrance, accueille les passagers. Un petit mot pour chacun, puis il présente l’équipage composé d’un second, de deux équipiers et d’une cuisinière. Un petit briefing de sécurité et le moteur de la goélette est mis en marche. Elle s’écarte progressivement du quai, puis met le cap vers la rade. Le soleil est de la partie et il y a du vent. Une belle journée de mer se profile.

Avant même la sortie du port, les hommes d’équipages hissent la brigantine, la grand voile arrière, aidés par des passagers. Puis établissent la trinquette et le petit foc. Benjamin, l’un des équipiers, a grimpé comme un chat dans la mâture pour déployer le hunier. Le vent est de force 4 avec des rafales à 5 et, pour le moment, il n’est pas question de déployer toute l’impressionnante garde-robe de La Recouvrance : 430 m2. Pourtant la goélette file bon train dès sa sortie du port.

Symbole du quartier des marins de Brest, elle est la réplique d’un aviso : un bateau militaire destiné à transmettre des avis urgents. Cinq navires furent ainsi construits au début du 19ème siècle. « C’est un bateau fin qui taille la route rapidement », commente Sébastien, le second. L’équipage a une véritable passion pour ce bateau, bon marcheur, mais confortable et dont les aménagements intérieurs sont particulièrement soignés. Tout en boiseries, le carré est typiquement Second Empire avec des têtes de cygnes sculptées dans les accoudoirs des banquettes. Mais les passagers sont tout aussi mordus. De nombreux Brestois ont ainsi assisté à la mise à l’eau de La Recouvrance en juillet 1992, lors des premières fêtes maritimes de Brest. Le quai était noir de monde et l’émotion forte. La construction de la coque avait duré moins d’un an. Elle a été menée par le chantier du Guip, ouvert au public, et ce dernier s’est approprié la goélette. Elle est devenue le bateau emblématique de Brest, présent dans tous les grands rassemblements maritimes en Manche, en Atlantique mais aussi en Méditerranée.

 

A bord

 

« On va virer de bord », annonce le capitaine. Pour réussir la manœuvre, il faut laisser le hunier à contre. Les passagers observent les voiles. Certains d’entre eux sont des plaisanciers et apprécient en connaisseurs, d’autres n’avaient jamais mis les pieds sur un voilier. Comme Mark originaire de Tchéquie qui est venu voir sa fille Elena, étudiante à Rennes. Ils profitent de chaque instant. Tout comme Jeanne, une « routarde » de La Recouvrance avec à son actif plusieurs embarquements par an. « C’est à chaque fois un plaisir, explique-t-elle. Les marins sont très disponibles, ils sont calmes et compétents et c’est une très bonne école de vie que d’apprendre à partager les uns avec les autres un espace réduit. » Si La Recouvrance embarque 25 passagers pour les sorties à la journée, elle n’en prend que 12 pour les croisières plus longues. Ils sont alors totalement intégrés à la vie du bord et prennent leurs quarts de jour comme de nuit, sous le contrôle de l’équipage. Pour le déjeuner, La Recouvrance s’ancre dans la baie de l’Auberlac’h, protégée du vent par la pointe de l’Armorique. Marie, la cuisinière, a préparé un solide repas pour les appétits stimulés par le grand air. Petit apéritif sur le pont, puis déjeuner dans le carré. Chacun donne un petit coup de main pour débarrasser et essuyer la vaisselle tandis qu’Anthony, l’un des marins, joue des petits airs sur sa guitare. L’appareillage se fait sans difficulté, l’ancre étant désormais équipée d’un moteur hydraulique. Les voiles sont à nouveau établies : presqu’une routine pour les passagers qui ont pris leurs marques à bord. La Recouvrance effectuera majestueusement un tour de la rade, avant de retourner au port de commerce de Brest, où elle dispose d’un ponton sous le chantier du Guip. Les passagers, ravis, restent encore un peu à bord à discuter avec l’équipage. Apparemment, ils ne sont pas pressés de regagner la terre ferme.

 

Embarquer sur La Recouvrance

 

Dans le planning des croisières de La Recouvrance, il reste encore quelques places pour la traversée Saint-Malo/ Brest du 17 au 19 juillet. En août, il est possible d'embarquer pour le voyage Pornic/Brest du 12 au 15. La goélette part ensuite en Méditerranée, avec des places pour les croisières Brest/Malaga du 6 au 14 septembre, Malaga/Barcelone du 16 au 19 septembre puis des sorties à la journée à Barcelone pour la Tall Ship Race. La Recouvrance ira ensuite dans le Var pour les Voiles de Saint-Tropez puis ralliera Saint-Cyprien avec des sorties à la journée à la mi-octobre. Il reste également des places pour ses traversées de retour Saint-Cyprien/Malaga du 15 au 20 octobre et Malaga/Brest du 22 au 31 octobre.
Les tarifs s’échelonnent entre 98 € TTC pour une sortie à la journée et 877 € pour six jours à bord.
La Recouvrance accueille également des groupes et peut-être privatisée pour des événements ou pour une soirée à quai.


Tél : 02.98.33.95.40
Courriel : contact@larecouvrance.com
Site internet : www.larecouvrance.com
 


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