L’Australie reconnaît la dégradation de la Grande barrière de corail

Mercredi 10 juillet 2013 à 16h21

Ce mercredi, le ministère de l'Environnement australien a officiellement reconnu l'altération régulière du récif corallien depuis 2009. Contrairement aux associations de protection de l'environnement, l'Australie place les catastrophes naturelles au premier plan des facteurs dévastateurs et la pollution terrestre au second.


Crédits photo: RAY BERKELMANS / AIMS / AFP

Le gouvernement australien était au pied du mur. Le mois dernier, 150 scientifiques avaient signé une déclaration commune pour l’exhorter à « préserver la valeur universelle » de la Grande barrière en limitant l’activité industrielle dans son voisinage et notamment le développement minier. L’Australie est un grand exportateur de minerais vers l’Asie. Or les coraux sont ravagés par une étoile de mer qui prolifère sous l’effet du déversement dans l’océan de nutriments terrestres. L’Australie a répondu ce mercredi en expliquant que les pollutions terrestres avaient diminué depuis 2009 avec une baisse de 15% pour les pesticides, 7% pour les nitrates et 6% pour les sédiments. Toutefois le gouvernement n’a pas répondu à l’inquiétude des scientifiques au sujet de la construction de six grands ports le long de la Grande barrière, dans la province du Queensland. Ces installations devraient générer des millions de tonnes de sédiments pollués issus du dragage et donc favoriser l’étoile de mer dévastatrice. Jusqu’à cette année, les attaques de ces astérides ont diminué de 13% mais l’objectif était de 50 %. Ce mercredi, les autorités australiennes reconnaissent « une tendance à la dégradation en raison d’une qualité de l’eau qui reste mauvaise », mais elles souhaitent également souligner « les effets cumulatifs du changement climatique et d’une augmentation, en fréquence et en intensité, des événements météorologiques extrêmes. » Les inondations côtières de 2010-2011 puis le cyclone Yasi ont ravagé 15% de la surface de corail, sachant que la Grande barrière a déjà perdu la moitié de sa surface en un quart de siècle. "Une régénération complète prendra des décennies", prévient le rapport, jugé alarmant par les organisations de protection de la nature.
L’Australie est également sous pression de l’Unesco qui pourrait retirer la Grande barrière de la liste du patrimoine, et la placer au nombre des sites en danger dès 2014, si aucune mesure n'était prise pour limiter le développement de l'industrie sur le littoral.
 

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