Une Québécoise sur l’Atlantique : Une première semaine qui pèse sur les nerfs

Lundi 15 juillet 2013 à 17h30

Mylène Paquette, jeune trentenaire, souhaite devenir la première femme québécoise à traverser l’Atlantique en solitaire. Elle a donc mis le cap sur Lorient pour une arrivée prévue au début de l’automne.


L’Atlantique ne se laisse pas facilement dompter. « Avec les conditions extérieures, je n’ai rien d’autre à envisager présentement que de rester sage et à l’abri, encore une fois à l’intérieur de ma cabine », relevait Mylène Paquette après huit jours de mer. La jeune femme a subi un amarinage difficile, comme pour la plupart des rameurs de haute-mer. « Mal de cœur, étourdissements, épuisement, mal de tête, énergie à plat, envie de dormir constamment… Rien de très romantique pour des premiers jours en solo sur l’Atlantique Nord. » Puis des conditions météorologiques difficiles ont pris le relais. Lors des huit premiers jours de mer, elle n’a donc pu contribuer aux avirons que 50% de son temps et avancer 110 milles. La jeune trentenaire fait toujours route vers le sud de l’Ile de Sable pour rejoindre le Gulf Stream au plus vite. « Je me souviens avoir souvent expliqué que le gros challenge était de quitter la terre ferme et de rejoindre le Gulf Stream, a-t-elle remarqué. Nous y voilà, j’en ai encore pour quelques jours avant de l’atteindre et de profiter de conditions plus stables qui me permettront de ramer plus régulièrement. » En tout et pour tout, Mylène Paquette doit parcourir 2 700 milles ou 5000 kilomètres entre Halifax, en Nouvelle-Ecosse et le port breton de Lorient.
Pour en arriver là, Mylène Paquette a travaillé cinq ans sur ce projet. Un cheminement qu’elle n’avait pas imaginé si compliqué au commencement. Contrairement aux navigateurs français avec lesquels elle a longuement échangé pour préparer son voyage, elle a dû récolter des fonds dans un pays qui n’est pas familier du sponsoring voile. « Les entreprises que je contactais comprenaient difficilement ce que je pouvais leur apporter », nous a expliqué la jeune femme. Au final, elle a bénéficié de prêts de matériel et a donné beaucoup de temps pour se plier aux promotions de partenaires. En prenant le départ, la jeune trentenaire est venu à bout de son premier défi : monter un budget et mettre en lumière la rame océanique dans un pays qui n’y est pas familier. Elle doit maintenant réussir son deuxième défi et mettre pied à terre à Lorient dans un peu moins de 100 jours. Sa plus longue navigation en solitaire était jusque là de 1200 kilomètres entre Montréal et les Iles-de-La-Madeleine.
 


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