Le pic de pollution à l'ozone risque de durer

Lundi 22 juillet 2013 à 16h34

L'alerte de niveau 1, celui du seuil d'information, a été prolongée jusqu'à mardi soir mimimum. Mais les conditions météo propices à ce type de pollution - fort ensoleillement, stabilité atmosphérique et peu de vent pour la dispersion - risquent de durer jusqu'à la fin de la semaine. Les conditions seront fortement liées à l'activité orageuse attendue cette semaine. 


crédits photo: KENZO TRIBOUILLARD / AFP

C’est la principale conséquence du pic de chaleur qui sévit sur l’hexagone. Lundi, le niveau 1 de pollution à l’ozone, celui du seuil d’information, a été activé sur le bassin lyonnais, dans la vallée du Rhône ou encore en Ile-de-France où le taux maximum d’ozone était évalué de 190 à 220 microgrammes par mètre cube ce lundi après-midi. Pour le Nord-Pas-de-Calais, l'Atmo précise que le seuil d'information, correspondant à 180 microgrammes par m3, a été franchi ce lundi à 15H00. Les autorités ont recommandé aux personnes fragiles et aux jeunes enfants d’éviter les activités sportives intenses, ainsi qu’aux automobilistes de réduire leur vitesse. "Nous sommes dans une situation assez classique pour la période estivale", nous explique Manuel Marquis de l'observatoire de l'air pour Rhône-Alpes. Les étés ensoleillés entraînent des pics de pollution car ce polluant secondaire naît sous l’effet des rayons ultraviolets à partir des émissions des gaz d’échappement, des peintures ou des activités industrielles. Et cette semaine, aucun souffle de vent ne vient disperser ce polluant qui irrite les voies respiratoires.  "Nous aurons très peu d'air au moins jusque jeudi", précise Pascal Scaviner, prévisionniste pour Météoconsult / La Chaîne Météo. Dans le Sud, la chaleur restera forte au moins jusqu’au week-end prochain avec la quasi-disparition du vent, notamment sur l’est de la côte méridionale."Nous attendons des orages mais sans forcément beaucoup de précipitations", ajoute de son côté Manuel Marquis. Cet été tranche donc avec le précédent, 2012, lors duquel nous n'avions connu aucun dépassement du seuil européen de 120 microgrammes sur 8 heures à cette époque de l'année. Cette année, la région Rhône Alpes en a connu quatre et ce chiffre devrait rapidement grimper avec le beau temps persistant. "Les années sont plus ou moins marquées en fonction de la météo, développe Manuel Marquis pour l'observatoire de l'air Rhône-Alpes. L'été le plus impacté ces dernières années est celui de 2003 avec un pic à 306 microgrammes en moyenne horaire pour Gerland et une forte persistance au sud de notre zone d'observation avec 113 jours de dépassement du seuil pour 25 jours autorisés par la législation européenne." Quant au maximum historique jamais mesuré pour l’Ile-de-France, il date de 1998 et s’élevait à 340 microgrammes par mètres cube.

D’autre part, l’ozone est un polluant qui voyage et les agglomérations souffrent de la pollution en provenance d’autres régions voire d’autres pays. C’est ainsi le cas cette semaine avec un faible vent de secteur nord qui charrie sur l’Ile-de-France un air déjà chargé de pollution. "Nous surveillons de près les conditions météo, confirme Manuel Marquis. Pour la région Rhône-Alpes, nous avons un import direct de la région PACA avec un vent de sud et les flux de nord nous apportent des masses d'air venues de loin et polluées dans le nord-est de l'Europe." La pollution à l'ozone est difficile à contenir car elle est secondaire: elle dépend moins des émissions de polluants que des conditions météorlogiques favorables à la création de l'ozone.

 


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