Sealegs: Un bateau qui roule vers de nouveaux clients

Lundi 26 août 2013 à 07h49

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Le Sealegs est un semi-rigide avec une coque aluminium qui déploie ses roues pour monter la grève à marée basse et faire quelques mètres jusqu’à une maison de bord de mer.


Le Sealegs, un bateau de 7 mètres de long dont le nom signifie "avoir le pied marin", est né sur les grèves de Nouvelle-Zélande et commercialisé depuis 2004, d’abord dans les pays anglophones. « Nous en avons vendu 950 dans le monde entier, nous explique Jean-Baptiste Salmon, responsable de Sealegs Europe. Au début, nous vendions les ¾ de nos unités en Australie et en Nouvelle-Zélande. Depuis deux ans, c’est plutôt 35% / 65%. » La filiale aux USA fonctionne bien et, depuis 2011, Jean-Baptiste Salmon cherche à développer le modèle en France. Plusieurs Sealegs sont disponibles en test sur les littoraux. Jean-Baptiste Salmon est ainsi au Cap Ferret, à côté du cercle nautique jusque jeudi 8 août. 

« Nous avons vendu 30 bateaux en France, détaille-t-il. Huit unités sont en Méditerranée et le gros de la troupe a intéressé les plaisanciers de Nantes à Boulogne. » Il faut dire que le Sealegs permet d’évacuer le problème de la marée basse. « Cela plaît beaucoup aux clubs de pêche en mer qui en ont assez d’attendre la marée, rapporte Jean-Baptiste Salmon. Et nous sommes certains que le Sealegs peut simplifier la vie des sauveteurs en mer (SNSM) et des pompiers. » Lors de la fête de la mer de Portsall, Jean-Baptiste Salmon a coordonné une démonstration auprès des responsables nationaux de la SNSM. « Le Sealegs permet de gagner en vitesse d’intervention », assure-t-il, satisfait des contacts noués depuis trois mois avec les sauveteurs.

Le Sealegs permet aussi de passer au-dessus du manque de place dans les ports de plaisance en regagnant son domicile en roulant, si vous avez la chance d’habiter en bord de plage, ou de le charger sur une remorque spécialement conçue, après avoir rapidement remonté le bateau par la plage. "Les remorques Macanoren permettent de placer la roue avant du Sealegs sur un rail et de charger en dix secondes", assure Jean-Baptiste Salmon.

 

Un bateau qui roule et non une voiture qui flotte

 

Sur les bords de mer, le Sealegs attire les regards avec son look de semi-rigide monté sur roues motrices, avec direction assistée. Mais tous les terrains ne lui conviennent pas. « Comme n’importe quel véhicule, la vase n’est pas trop son truc », répond Jean-Baptiste Salmon. Sans surprise, le Sealegs n’est pas non plus à son avantage sur les rochers, le sable trop profond ou les pentes de plus de 30°C. « Mais le week-end dernier nous l’avons testé sur un chemin de pierres et de terre à Hyères, une voie typiquement carrossable en 4x4, et il a grimpé sans problème sous les yeux médusés du propriétaire des lieux ! », se réjouit le responsable. En revanche, le Sealegs, qui avance à 10km/h avec ses roues, n’est pas autorisé à évoluer sur une route. « Et nous ne le souhaitons pas, assure-t-il. C’est un bateau qui roule et non une voiture qui flotte. » Le Sealegs peut rouler 30 minutes par heure avec son moteur inbord de 24 chevaux. « Passée cette limite, il s’échauffe », explique Jean-Baptiste Salmon qui assure que son bateau a aidé sa clientèle à se remettre au bateau. « Nous avons des clients de 65 ans qui me me remercient de leur donner quinze ans de plus pour faire du bateau, rapporte-t-il avec enthousiasme. J'ai eu dix contacts de ce type ces quatre derniers jours." Le Sealegs est très facile d'accès puisqu'il se baisse jusqu’au sol pour faire monter ou descendre les passagers. Il ne reste plus alors qu’à enjamber le boudin de 40 centimètres.


Un amphibie d’entrée de gamme

 

Jean-Baptiste Salmon assure observer la concurrence avec bienveillance. « Nous ne visons pas le même marché avec notre bateau accessible dès 85.000 euros », précise-t-il. Les autres bateaux amphibies se développent sur chenilles et avec un design plus recherché. A titre d'exemple, l'un de ces luxueux bateaux amphibies sur chenilles, appelé Iguana 29, n'est disponible qu'à partir de 195.000 euros. « Je vous l’accorde, le semi-rigide n’est pas le plus sexy, concède Jean-Baptiste Salmon. Mais son grand avantage c’est qu’il est particulièrement modulable. » 20% des clients choisissent de personnaliser leur bateau avec un bain de soleil, une table ou un réservoir d’eau pour les modèles destinés aux pompiers. Et le passage de la terre à la mer a été étudié pour être le plus fiable et le plus rapide possible. En mer, le bateau a tout d’un semi-rigide classique puis il suffit d’appuyer sur un bouton pour que les roues se déploient tandis que le moteur hors-bord se relève.

 

Informations:

http://www.sealegs.com  -  info@sealegs-europe.com   -  01.45.62.17.42

 

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