Une Québécoise sur l’Atlantique : Longue traversée

Mardi 3 septembre 2013 à 10h39

Mylène Paquette souhaite devenir la première femme nord-américaine à parcourir les 2.700 milles nautiques, soit 5.000 km, qui séparent la ville d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, au port de Lorient. Mais la traversée est plus longue et mouvementée que prévu.


Crédits photo: AFP

Dans son rameur baptisé Hermel, Mylène Paquette compte les jours avec impatience. "Sur 59 jours de traversée, j'ai tout juste ramé 20 jours, regrette-t-elle. Aujourd'hui, j'ai des vents contraires mais je rame quand même pour prendre le moindre gain. J'avance à 0.6 voire 0.7 noeuds mais je ne peux pas me permettre d'attendre une météo favorable... Cela n'arrive jamais!" La voix est toujours chaleureuse mais le découragement est bien présent. "On dirait que j'ai perdu confiance, lâche-t-elle. J'ai l'impression qu'on rigole de moi quand on me dit que le Gulf Stream est proche. Avant de partir, je pensais atteindre ce puissant courant en deux semaines et voilà deux mois maintenant que je cours après." Elle a épluché les 11 précédentes traversées avec une pointe de jalousie car elle a le sentiment d'avoir eu les conditions les plus défavorables. "Je n'ai pas vu la trève estivale, les dépressions se sont succédées sans arrêt depuis mon départ, explique-t-elle. Je ne regrette pas cette aventure mais je me demande parfois ce que je fais ici." Pour la soulager, son équipe au sol a décidé qu'elle n'avait plus besoin de faire sa météo. "Je reçois les données 24 heures à l'avance, précise la rameuse. C'est moins décourageant que de travailler sur sa météo pour apprendre que je vais passer six jours enfermée dans ma cabine !" Mylène Paquette sent encore sur son corps les stigmates de la tempête du week-end dernier, fatiguée par un sommeil jamais profond dans une mer démontée.

 

Bientôt en manque de café

 

A l'origine, Mylène Paquette pensait naviguer de juin à septembre. Mais son départ a dû être décalé et la terre ne pourrait arriver au bout de son rameur qu'à la fin du mois de novembre. "Heureusement que le climat de Lorient est moins rude que celui du Québec!" s'amuse-t-elle. Ses provisions lui permettront de tenir sans problème d'ici là... sauf pour le café. "Alors je le dilue, explique-t-elle. Cela devrait me permettre de tenir encore 40 jours.. Peut-être 60 !" L'aventurière va également tirer profit de son retard pour contacter les scolaires qui font aussi leur rentrée au Québec.

 

 

 

 

 


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