Il faut plus qu'un grain de sable pour créer une perle

Samedi 21 septembre 2013 à 12h31

Une exposition londonienne, qui ouvrira ses portes ce samedi, s'est fixé comme mission de balayer les idées reçues que véhiculent les perles, joyaux de la nature convoités de tout temps par les rois, reines et autres stars de cinéma.


Crédits photo: Noah Seelam / AFP

Non, les perles ne naissent pas d'un grain de sable glissé dans les coquilles des mollusques. "Si vous coupez une perle en deux, vous ne trouverez jamais un grain de sable", avertit l'un des commissaires de l'exposition, Hubert Bari. Leur origine est beaucoup moins glamour. "C'est un accident biologique", explique le commissaire, titulaire d'un doctorat en minérologie. Il s'agit en fait de l'entrée d'une larve provenant des excréments de requin dans la coquille. Le spécialiste a également souhaité écartéer l'idée que seules les huîtres puissent produire des perles. "Les coquilles Saint-Jacques donnent de belles perles", assure Hubert Bari. Tous les mollusques à coquille pouvaient produire des perles.

 

Une perle appréciée plusieurs milliers d'années avant Jésus Christ.

 

L'exposition revient sur les méthodes de pêche et sur l'histoire de la perle, depuis plusieurs milliers d'années avant Jésus Christ. Les premières découvertes ont été faites aux Emirats Arabes Unis. En période médiévale, "l'apparition d'une perle était comparée à l'Immaculée Conception", explique Beatriz Chadour-Sampson, historienne des bijoux et seconde commissaire de l'exposition. La spécialiste rappelle qu'elles ont aussi été vues comme les "larmes de Dieu tombées dans la mer".

Lors de l'exposition, les visiteurs pourront notamment admirer une perle blanche portée par Charles I, des tiares de l'aristocratie européenne, des bijoux portés par les princesses orientales et asiatiques ainsi que le collier en perles d'Akoya offert par le joueur de baseball Joe DiMaggio à son épouse Marilyn Monroe ou des boucles d'oreilles d'Elizabeth Taylor. Malheureusement, la peregrina, une perle unique du XVIe siècle, qui est l'une des plus grosses en forme de poire et a été offerte par Richard Burton à Elizabeth Taylor, ne sera pas exposée. Montée sur un collier de diamant, elle a été vendue aux enchères à New York en 2011 pour 11,8 millions de dollars.

 

L'exposition se tient jusqu'au 19 janvier au Victoria et Albert Museum de Londres.

 

 


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