20.000 lieues sous les mers depuis son canapé

Mardi 22 octobre 2013 à 10h17

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Les fonds marins n’auront bientôt plus de secret pour les terriens. Après avoir permis le tour du monde terrestre en trois clics, Google s’allie à une équipe scientifique, le projet Catlin Global Reef Record, pour permettre des plongées par écrans interposés.


La Chaîne Météo - Crédits photo: Sophie Savant-Ros

Le projet est impressionnant. Depuis septembre 2012, une équipe de plongeurs australiens mitraille les fonds marins pour permettre aux internautes de plonger sans se mouiller. Après avoir offert au grand public le plaisir de nager au milieu des otaries de Galapagos, Underwater Earth a terminé ce lundi sa première mission européenne, avec le soutien enthousiaste du musée ocanographique de Monaco. En trois jours et huit plongées, les photographes subaquatiques ont récolté 6.000 photos panoramiques à l’aide de scooters équipés de multiples objectifs. Les vues immersives à 360°C, réalisées entre 8 et 20 mètres de profondeur, vont maintenant passer par la technologie Google et les 33 hectares de la réserve marine du Larvotto n’auront plus de secret pour les internautes.

 

Une mission scientifique

 

Le défi technique assuré par l’association australienne UnderWater est un apport indispensable pour Christophe Bailhache, directeur de l’opération, qui rappelle que « 99,9% des gens n'ont jamais plongé et ne plongeront sans doute jamais ». Il s’agit donc d’une occasion unique de sensibiliser le grand public à la fragilité des fonds marins. Mais au-delà de cet enjeu de vulgarisation, la mission de l’association Underwater Earth, financée par la compagnie d'assurances britannique Catlin, est essentiellement scientifique. « L’étude est beaucoup plus qu’un enregistrement des fonds marins, assure l’équipe australienne. Son objectif est de constituer une base de données scientifique sur les récifs. Nous avons même découvert les récifs les plus profonds de la Grande Barrière et de la mer de Corail. » Sur cette zone, les plongeurs ont sillonné 150 kilomètres et photographié 32 récifs coralliens. Cette base photographique, amenée à se renouveler régulièrement, permettra donc aux scientifiques d'évaluer l’impact du réchauffement climatique sur la biodiversité. A l’image du travail réalisé par l’association Underwater Earth, les laboratoires bénéficient de plus en plus d’outils technologiques pour explorer les fonds marins sans plonger. L’Ifremer, institut français de recherche pour l’exploration de la mer, a ainsi participé cet été à la première expérience française de téléprésence en partenariat avec l’agence océanographique américaine appelée Noaa. Il s’agissait d’une campagne d’exploration des principaux canyons sous-marins de la côte nord-est américaine. Et là encore, le grand public en profite grâce à la diffusion de vidéos uniques montrant des coraux, des poissons rares ou des bébés poulpes cachés au fond des mers.


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