Pointe-à-Pitre engrange les bénéfices de la course au large

Lundi 2 décembre 2013 à 11h15

Bercée par les Alizés, Pointe-à-Pitre, la capitale de la Guadeloupe mène depuis plus de trois décennies une politique nautique active que nous présente Olivier Michel, directeur du Pôle Accueil Croisières Nautisme au sein du Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe.


Sous licence creative commons Göran Höglund (Kartläsarn)

Depuis qu’elle a accueilli l’arrivée de la première édition de la Route du Rhum en 1978, Pointe-à-Pitre mène une politique active en matière de nautisme. « Michel Etevenon avait rencontré à l’époque le directeur du Comité du Tourisme des îles de Guadeloupe et Michel Claverie. Ils ont donné naissance à cette course entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre. La première édition, qui a vu Mike Birch devancer d’une poignée de secondes Michel Malinovski a permis de lancer le mythe. Nous avons eu envie dès le début de pérenniser cette course », se rappelle Olivier Michel. Depuis sa création, la Route du Rhum génère tous les quatre ans de nombreuses retombées économiques pour Pointe-à-Pitre mais également pour le reste de l’île. « L’arrivée de la course génère des retombées économiques directes mais elle nous permet aussi de lancer la saison touristique plus tôt que d’habitude. On enregistre également des retombées économiques l’année qui suit chaque Route du Rhum car la course renvoie une belle image de notre île dans les médias. On bénéficie de cette médiatisation positive, poursuit-il. L’arrivée de la Route du Rhum est par ailleurs une belle fête populaire, la population s’y intéresse. C’était la volonté des autorités locales que l’arrivée ait lieu dans la darse, au cœur de la ville. Toutes les éditions ont connu un vif engouement populaire, quelque soit l’heure des arrivées, c’est toujours un moment magique ».


S’il faudra attendre l’an prochain pour voir les concurrents engagés sur la plus mythique des transatlantiques arriver à Pointe-à-Pitre, c’est au rythme des arrivées de la Mini-Transat que la capitale guadeloupéenne vit depuis ce dimanche. «C’est une course mythique car souvent, les vainqueurs sont les grands marins de demain, souligne Olivier Michel. Nous avions déjà accueilli une arrivée de la Mini-Transat il y a une quinzaine d’années et sommes ravis de l’accueillir à nouveau. D’ailleurs, nous avons d’ores et déjà re-signé pour l’édition 2015 ».
 

Cette politique active en matière d’accueil de grandes transatlantiques porte également ses fruits au niveau local. « La voile ainsi que la ligue de voile ont connu un réel essor depuis 1978. La Route du Rhum a généré un certain nombre de vocations. Certains skippers locaux ont d’ailleurs fait la Mini-Transat ou la Route du Rhum. La voile traditionnelle s’est également bien développée. Il y a quelques années, le Tour de Guadeloupe ne rassemblait que quatre ou cinq canots. Lors de la dernière édition qui a eu lieu en juillet, il y avait 40 bateaux inscrits. Il y a un vrai engouement autour de la voile et de la voile traditionnelle en Guadeloupe maintenant », conclue-t-il.


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