La fierté des plongeurs de l’Ouest

Lundi 13 janvier 2014 à 14h39

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VIDEO - Face à sa voisine méridionale, acteur majeur de la plongée sous-marine, l’Ouest a décidé d’unir ses forces pour attirer les plongeurs.


Au salon international de la plongée sous-marine, qui a rassemblé les passionnés à Paris le week-end dernier, impossible de manquer ce stand circulaire au slogan simplissime : « Moi, je plonge à l’Ouest ». Depuis 2012, cette coopération entre les clubs, la fédération sportive, les régions de Bretagne et des Pays de Loire et des partenaires privés, dope la visibilité des clubs de plongée en eaux tempérées. « Notre atout par rapport aux eaux chaudes ? commence Nadia Pujol, monitrice passionnée du club nautique de Brignogan-Plages dans le Finistère nord. Nous avons plus de diversité selon les saisons. Les algues changent, comme la végétation sur terre, tout comme les variétés de poissons. » Le retour des bars ou des lieus annonce ainsi le retour du printemps. « Dans certains spots en eau chaude, on saute dans un aquarium alors que les plongées en eaux tempérées se méritent davantage, commente le Malouin Alban Redier. La première réaction du nouveau venu est de se dire qu’on ne voit pas grand-chose. Mais petit à petit, on apprend à comprendre notre environnement. On apprend ainsi que lorsqu’on aperçoit un congre, il est fort probable qu’un homard évolue dans les parages. C’est un petit jeu de recherche, de découverte. » Les deux passionnés de plongée citent également les belles visibilités. « Nous avons une quinzaine de mètres au printemps, 10 à l’été et j’ai bénéficié exceptionnellement d’une visibilité à 30 mètres », précise Nadia Pujol. « Nous avons des conditions de mer souvent très claires grâce aux roches qui tapissent les fonds, complète Alban Redier pour le club Aleth Plongée à Saint-Malo. Quant au sable, il est coquillé, donc très blanc, et il réfléchit beaucoup de lumière. » De son côté, Mathieu Cigot, du club Sellor Nautisme de Larmor-Plage, face à l’île de Groix, cite le grand nombre d’épaves à explorer. « La première épave à l'île de Groix est dans la zone des 10 mètres, accessible aux plongeurs de niveau 1, et la plus profonde est dans celle des 60 mètres», précise-t-il.

 

Force commune

 

Outre la visibilité sur les salons – « qui a un côté rassurant pour les visiteurs comme pour les exposants », assure Nadia Pujol – les membres du collectif Moi je plonge à l’Ouest apprécient son message identitaire. « Le logo humoristique fonctionne très bien pour rassembler nos plongeurs», précise la monitrice. Le collectif leur permet aussi de viser l’international. « On nous a ainsi proposé d’exposer au salon nautique de Düsseldorf », explique-t-elle. « L’idée ne serait pas d’y envoyer un représentant pour chaque club mais trois ou quatre responsables pour tout le collectif », ajoute Mathieu Cigot. La Bretagne et les Pays de Loire sont déjà des régions très fréquentées par les touristes venus du Benelux ou de l’Allemagne mais ceux-ci fréquentent encore peu les clubs sous-marins. » Le collectif a donc proposé, en plus de la formation annuelle de secourisme, une piqûre de rappel en anglais.


Enquête en cours sur le dispositif Moi je plonge à l'Ouest


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