Yvan Bourgnon, à l'attaque du Pacifique

Mardi 4 mars 2014 à 12h35

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VIDEO - Le marin vient de boucler la cinquième étape de son défi en solitaire sur un catamaran de sport. Place maintenant à la traversée la plus extrême de son tour du monde: trois semaines face au vagues du Pacifique.


Crédits photo: Denis Tisserand

Yvan Bourgnon a engrangé les milles et gagné en sérénité. A la veille de larguer les amarres pour la plus longue traversée de son tour du monde, des îles Galápagos aux Marquises, il semble détendu. Beaucoup plus qu’aux Canaries, lorsqu’il a décidé de mener sa circumnavigation en solitaire et non en double. « Je ne savais pas où j’allais à ce moment-là, confirme-t-il. C’était la première fois que je partais au large, seul, sur un catamaran de sport. C’était une découverte totale. Mais j’ai appris sur le tas. » Il envisage donc tranquillement l’épreuve qu’il s’apprête à vivre. « Il y aura forcément des imprévus, concède-t-il. Je peux même rater les Marquises si le courant m’entraîne... Et ne retrouver la terre qu’au Japon ! Les portes sont énormes dans le Pacifique. » Yvan Bourgnon a souhaité retrouver les bases de la navigation à l’ancienne en faisant l’impasse sur le GPS au profit du sextant. « Un sextant rudimentaire en plastique que je dois régler à chaque escale car il n’apprécie pas vraiment la chaleur. » Le skipper fait le point avec le soleil ou les étoiles pour se situer sur l’immensité bleue. « Je m’habitude, je commence à bien connaître les étoiles maintenant. A vrai dire, je révise à chaque escale car plus je découvre des ciels différents au fur et à mesure de mon voyage. » Le marin estime la précision de ses calculs à 10 ou 15 milles. « J’ai déjà réajusté ma position en arrivant à vue de la terre, explique-t-il. Mais cela sera plus problématique pour les atolls qui ne se voient qu’à 3 ou 4 milles de distance. » Il sait qu’il pourrait ne pas trouver l’archipel des Tuamotu. Heureusement, l’étape suivante, celle des îles sous le vent, où son frère Laurent réside, sera plus facile à localiser. Ce sont des îles volcaniques.

La météo reste toutefois une inquiétude pour le marin qui sait que la période la plus favorable se terminera en avril. Ensuite, il remontera en Asie du Sud-Est, sous des pluies intenses, avant d’arriver en plein été à Oman, Djibouti et Suez. Pas question donc de s’attarder en chemin. « De toutes façons, mon escale aux Iles Galápagos ne dépassera pas trois jours, juste le temps de faire quelques révisions sur mon bateau, explique-t-il. Et puis quand on reste plus de 3 à 4 jours aux Galápagos, il faut payer un permis de 2.000 dollars. C’est un peu du racket ! Mais finalement, cette barrière financière permet aux habitants, qui m’ont accueilli de façon adorable, de limiter le nombre de visiteurs. Ces îles restent très sauvages », explique-t-il en signalant que des otaries passent la nuit sur son catamaran.

 

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