L'un des trois hivers les plus doux depuis 1900

Mercredi 5 mars 2014 à 18h30

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L’hiver météorologique, qui a pris fin ce vendredi, aura été exceptionnel. Il figure parmi les trois plus chauds en France depuis 1900 et il a été 40% plus pluvieux que la normale sur l'ensemble du pays.


Les côtes ont souffert tout au long de cet hiver tempétueux. Crédits photo: AFP

Les derniers hivers nous avaient habitués à des hivers blancs avec des flocons en plaine et des gelées fréquentes. Mais cette saison, les dépressions venues de l’Atlantique ont été si puissantes qu’elles ont empêché toute vague de froid de s’installer. A la mi-janvier, les cartes de prévision laissaient entrevoir la possibilité d’une vague de froid, avec la descente d’air arctique accumulé sur la Russie, mais le flux d’ouest a finalement fait barrage. Les conditions hivernales n’ont pas avancé vers l’ouest au-delà de l’Allemagne. Cette influence océanique a donc apporté des records de douceur mais aussi une succession exceptionnelle de tempêtes.


Près de 2°C de plus que la normale
 

L'hiver 2013/2014 se classe deuxième ex-aequo avec l'hiver 2006/2007, derrière l'hiver le plus chaud depuis 1900, celui de 1989/1990. Nous avons connu ces trois derniers mois une température moyenne, à l’échelle de la France, supérieure de 1.8°C aux normales de saison. Entre le 1er décembre et le 20 février, il n’y a eu aucun jour de gel à Nice ou Ajaccio, un seul à Brest contre 7 habituellement, 3 à Paris, alors que la normale est de 18 jours, et 18 à Bourges, contre 30 en moyenne de saison. La neige s’est également fait remarquer par son absence en plaine. Cette saison se classe donc au niveau de l’hiver 2006/2007, derrière l’hiver 1989/1990, qui affichait un excédent de plus de 2°C. Mais cette saison se différencie de l’hiver 2006/2007 par son caractère particulièrement venteux.
« Ce n’est pas la force de ce vent qui est remarquable mais plutôt la fréquence des coups de vent », observe Pierre Huat, prévisionniste pour Météo Consult. En effet, nous n’avons pas connu d’épisode tempétueux remarquable. Les tempêtes ont évolué sur les îles britanniques à l’exception de Qumaira (6-7 février) dont le centre dépressionnaire est passé au-dessus de notre territoire. » Nous avons alors connu des vents forts jusque dans les terres. « En revanche, la récurrence des tempêtes était exceptionnelle. » L’hiver 2013/2014 ressemble en cela à la saison 1989/1990. Nous avons connu trois tempêtes en décembre, deux en janvier et pas moins de sept tempêtes en février.


Un hiver les pieds dans l’eau
 

Les précipitations ont en revanche été très disparates sur le territoire. Il n'avait jamais autant plu depuis 1959 en Provence-Alpes-Côte d'Azur et en Bretagne, où le nombre de jours de pluie significative (pluie supérieure à 1 mm) est compris entre 50 et 80 jours, soit 15 à 20 jours de plus que la normale. A Nice, il est tombé 557 mm du 1er décembre au 20 février, soit trois fois ce qu’il tombe habituellement au cours de l’hiver. L’épisode le plus sévère s’est déroulé du 16 au 19 janvier dans cette région avec des inondations et des glissements de terrain. Mais les précipitations sont restées déficitaires dans l’Hérault ou dans le Nord-Est.

 

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