La crainte des saints de glace est-elle fondée ?

Lundi 12 mai 2014 à 10h54

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Issus d’une croyance populaire, les saints de glace sont fêtés chaque année les 11, 12 et 13 mai. Les agriculteurs européens imploraient Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais pour protéger leurs plantations du gel tardif. Aujourd'hui, la mi-mai est toujours considérée comme une période charnière.


Crédit photo: PATRICK PLEUL / DPA / AFP

« Saint Servais, Saint Pancrace et Saint Mamert font à trois un petit hiver », dit la légende. Et cette année encore, la chute des températures à partir de la fin de la semaine dernière a fait frissonner les jardiniers et agriculteurs. Nous sommes passés sous les normales de saison. « On attend des minimales de l’ordre de 4 à 5°C dans l’intérieur des terres normandes et du centre-ouest, ainsi qu’au plus près du Massif Central », observe Pierre Huat, prévisionniste pour Météo Consult. Des températures qui auraient pu entraîner des gelées blanches, celles-ci se produisant entre +1 et +3°C par ciel dégagé. Mais le flux d’ouest dépressionnaire et maritime qui balaie actuellement la France nous en préserve, tout comme le tapis nuageux qu’il apporte. Pas de gelées en vue cette année. En effet, ce mardi, dernier jour des saints de glace, la glace ne devrait tomber qu’en grêlons sous les averses les plus virulentes au nord d’une ligne Biarritz / Aurillac / Annecy. La neige est attendue dès 1400 mètres. Mais entre ces averses, nous profiterons d’accalmies ensoleillées. Côté températures, nous connaîtrons une fraîcheur marquée au lever du jour avec un vent de nord-ouest qui viendra amplifier cette sensation de fraîcheur. Le mercure ne dépassera pas les 15°C sur la moitié nord au cœur de l’après-midi, et les 20°C sur la moitié sud. Nous connaissons donc un scénario proche de celui de 2013, lorsqu’une couverture nuageuse dense et un vent d’ouest à nord-ouest sensible prévenait la baisse des températures – pas de gelées – comme la hausse du mercure.

 

Des gelées tardives jusqu'à début juin

 

« Statistiquement, les mois de mai que nous connaissons ces dernières années sont rarement des périodes à risque pour les plantations mais il y a des exceptions », explique Cyrille Duchesne, spécialiste des bilans historiques pour Météo Consult. Ainsi, en 1962, Reims et Lille ont battu leurs records de gelées tardives les 1er et 2 juin. » Et nombre de villes ont connu des gelées tardives en mai : le record pour Rouen est ainsi fixé le 29 mai, celui de Strasbourg le 20 mai, celui de Lyon le 13 mai, celui de Bordeaux le 8 mai, celui de Nantes le 3 mai et celui de Marseille le 1er mai. Le record des gelées les plus tardives à Biarritz date du 16 avril et celui de Nice du 13 mars 1958. Mais, comme on peut le remarquer, les records de gelées tardives datent en grande majorité de plus de cinquante ans. Ces dernières années n’ont pas été propices aux coups de froid printaniers.
Enfin, les régions les plus septentrionales, notamment l’Alsace pour la France, ajoutent également des saints de glace les 19, 20 et 25 mai. En règle générale, les jardiniers attendent la fin mai pour sortir leurs plantations.

 

 

 

 


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