Le chat, meilleur ami du marin

Mardi 10 juin 2014 à 12h29

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Depuis l’Antiquité, des chats ont été embarqués sur des navires pour des voyages au long cours. Encore aujourd’hui, le chat est un animal très prisé des adeptes de la grande croisière.


Figaro Nautisme

Un chat à la mer ! C’est ce qui est arrivé dans les années soixante-dix à Loïck Fougeron qui a perdu Minable au beau milieu de l’océan Atlantique. Gwendal Denis a eu plus de chance. Ce navigateur-blogueur en tour du monde en solitaire sur son petit voilier a réussi à récupérer Touline au large du Cap-Vert, à la lueur d’une torche et en s’aidant d’une épuisette. De tout temps, il a existé des chats de navire. Ils devaient chasser rats et souris, ces rongeurs dangereux pour les étoupes qui calfeutraient les coques et sources de parasites dans la nourriture. Ils rendaient de tels services à bord que les compagnies d’assurance refusaient de rembourser les dégâts provoqués par les rongeurs si la présence d’un chat n’était pas prouvée. Les Egyptiens, les premiers, ont embarqué des chats sur les bateaux du Nil. Les Phéniciens les ont amenés en Europe. Avec les Vikings, les matous norvégiens firent voile vers la côte occidentale de l’Amérique du nord. Et, bien sûr, des chats accompagnèrent les premiers immigrants à bord du Mayflower à Boston.

Un compagnon de voyage

Avec l’arrivée de la plaisance, les chats sont devenus les compagnons de voyage des navigateurs. Trognon a partagé une partie de l’épopée de Damien avec Jérôme Poncet et Gérard Janichon dans les mers du grand sud. Après une tempête éprouvante, le chat ne se laissait plus approcher. En escale à Tahiti, et voyant ses maîtres entamer les préparatifs d’une nouvelle incursion vers l’Antarctique, Trognon déserta le bord. Palpedor a traversé l’Atlantique avec Olivier Stern-Veyrin qui lui a consacré de jolies pages dans son livre « Solitaire ou pas ». Touline, la rescapée de Gwendal Denis, a découvert le Brésil, l’Uruguay et l’Argentine. Si les chats n’aiment pas l’eau, ils ont le pied marin, témoignent leurs maîtres. Seule condition, les habituer très jeunes pour que le bateau devienne leur maison. Et les enfermer dans le carré au moment des manœuvres car ils ont la fâcheuse tendance de vouloir attraper, toutes griffes dehors, les bouts qui volent au vent ou l’étoffe soyeuse du spi qui se déploie !  

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