Marigold, le doyen des Voiles d’Antibes-Trophée Panerai

Mercredi 11 juin 2014 à 22h53

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Doyen des Voiles d’Antibes-Trophée Panerai, Marigold est l’un des rares bateaux du XIXe siècle à naviguer encore aujourd’hui. Passé entre les mains de nombreux propriétaires, le cotre aurique a terminé 6e dans la catégorie Époque Aurique, dominée par Chinook.


Construit en 1892 dans le chantier Camper & Nicholson à Gosport, dans le Sud de l’Angleterre, Marigold, cotre aurique de 17,98 mètres hors tout, à l’avant-droit et à l’arrière très élancé, participait le week-end dernier aux Voiles d’Antibes-Trophée Panerai. Témoin de l’âge d’or du yachting et du savoir-faire de l’époque, Marigold est passé entre les mains de nombreux propriétaires qui ont modifié le bateau au fil du temps. Tour à tour cotre aurique, yawl, yawl bermudien et schooner, le bateau, laissé plusieurs fois à l’abandon, a retrouvé aujourd’hui toute sa superbe et sa configuration d’origine. Remarqué pour ses lignes d’époque victorienne et son élégance qui lui ont valu de nombreux prix et récompenses, il est l’un des rares bateaux du XIXe siècle encore à flot. « Marigold est un véritable musée flottant, qui témoigne de ce qu’était la voile il y a un siècle. C’est un pur régatier qui marche bien, qui est également proposé en charter, nous explique Leonardo Garcia, représentant du nouveau propriétaire du bateau, un Suisse qui a racheté le bateau il y a cinq mois à son ancien propriétaire, Glenn Allan. Nous participons à toutes les régates du circuit méditerranéen afin de montrer la beauté du bateau, qui fait partie du patrimoine naviguant ».


Un bateau aux vies multiples


Conçu pour régater, Marigold est l’un des premiers grands projets de Charles Nicholson. Vainqueur de l’Ostend International Regatta en 1896, le bateau change de propriétaire en 1901 avant d’être racheté sept ans plus tard par Robert Hall, membre du Royal Thames Yacht Club, puis par Ebenezer Southgate en 1915. Laissée sur un lit de boue pendant la première guerre mondiale, Marigold, transformé en yawl puis en yawl bermudien est racheté autour de 1930 par les Swintons, qui s’en séparent en 1932. Passé entre les mains de Charles Taylor puis de Conrad Oldman en 1946, le bateau accuse le poids des années et se détériore petit à petit. L’histoire raconte qu’une fois vendue, Marigold joue un temps le rôle de maison close avant d’être laissé à l’abandon dans un état proche du délabrement. Le bateau doit son salut à Joe, Tim et Tom Plats Milles en 1962, qui l’emmènent pour le restaurer sur les rives du fleuve Hamble. Transformé en schooner, le bateau navigue jusqu’à son rachat en 1972 par un certain M. Smith du chantier Belsize. Quelques temps plus tard, il est laissé une nouvelle fois à l’abandon. Il coule et est sauvé par Alan Woods, avant d’être repéré par Greg Powseland, alors qu’il prenait le chemin de la démolition.

Entièrement restauré au Chantier Canal & Marine, Marigold sort de chantier en 1992. Sa vente à Glenn Allan en 1989 permet d’achever les travaux et de le remettre dans sa configuration d’origine, sans installation électrique, ni winch sur le pont. Depuis, le bateau a participé à de nombreuses régates du circuit méditerranéen et a même fait son entrée dans la Belle Classe, le club exclusif des armateurs des coques d’antan du Yacht Club de Monaco. Cette année, il participera à la Puig Vela Classica à Barcelone du 16 au 19 juillet ; à la Copa del Rey de Barcos de Epoca à Mahon fin août, aux Vele d’Epoca di Imperia mi-septembre, avant de revenir en France. Il participera ainsi aux Régates Royales de Cannes, à la Coupe d’Automne du Yacht Club de France entre Cannes et Saint-Tropez, avant de clore en beauté la saison aux Voiles de Saint-Tropez.
 


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