A lire : ces témoignages de marins

Mardi 14 avril 2015 à 14h55

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Trois récits de passionnés de voyages, de liberté et d'évasion.


Au large. Creative commons Diegojack/Jacques

« Cette nuit la mer est noire » de Florence Arthaud, Éditions Arthaud.

 

Ce livre de mémoires passe au crible la passion et la détermination de la navigatrice. "Je veux donner. Je veux pouvoir aider celles qui, comme moi, rêvent d'aventures, à faire de leur vie leur rêve. J'ai envie de me consacrer aux femmes qui souhaitent naviguer", écrit -elle dans cet ouvrage intitulé "Cette nuit la mer est noire". Première et unique femme vainqueur de la route du Rhum en 1990, Florence Arthaud est lucide et acharnée. "Ce n'est pas un métier de femme. C'est un univers rude, dur, où on est tout le temps sur les mers", avait confié la navigatrice de 57 ans en octobre 2014, avant le départ de la Route du Rhum, qu'elle regardait en spectatrice. C'est cette épreuve qui l'avait fait entrer dans la légende de la voile : elle avait en effet remporté en 1990 la plus prestigieuse des transats en solitaire entre Saint-Malo et Pointe-à-Pitre (en 14 j 10 h et 10 min), à la barre d'un trimaran de 18,28 m (Pierre Ier) et face à certains des meilleurs skippers français et étrangers. De quoi justifier encore un peu plus son célèbre surnom de "Petite fiancée de l'Atlantique".

 

Récemment disparue dans un accident d'hélicoptère, Florence Arthaud a remporté le Rhum en 1990 après une participation à trois éditions de cette course mythique, la première, en 1978, à l'âge de 20 ans. Personnage haut en couleur, à la forte personnalité et à la langue bien pendue, "Flo" faisait partie de cette génération de marins surdoués et passionnés qui ont accumulé les succès sur l'Atlantique et autour du monde à partir des années 1970, inspirés par le maître Eric Tabarly, Olivier de Kersauson, Alain Colas et leurs équipiers. "On n'avait rien, on n'avait pas de maison, on vivait sur nos bateaux. On avait une bande de copains qui était notre famille", confiait-elle. "Moi, j'ai fait ma fille à 36 ans. Avant, je n'ai pas eu une vie de femme. J'ai eu une vie de patachon et d'aventurière."

 

 

« Cap à l’Est » d’Ernesto Tross , Editions Zeraq.

 

Depuis son plus jeune âge, Ernesto Tross a consacré une grande partie  de son temps à  voyager.

"Cap à l’Est " retrace l’histoire de son existence de voyageur insatiable, marquée par la passion de la voile et de la navigation. Pendant dix-huit ans, il navigue en Orient, dans l’Océan Indien, entre l’Inde, la Malaisie et l’Indonésie, à la découverte de ce qui représente pour lui,  le berceau de toute civilisation et de toute culture.

 

Il abandonne son poste de chef d’entreprise "Produire des richesses toute ma vie, mais pour quoi faire ? " La mer l'a toujours fasciné, il construit lui-même ses bateaux  - il en a construit dix -, tous bourrés de détails originaux, hors des schémas et des modes imposés. « J’ai vagabondé pendant des années dans cette partie du monde qui m’a toujours attiré, l’Asie. C'était une expérience unique et formidable » déclare-t-il. Tross vit largement pour le voyage au sens classique du terme, l’occasion d’aller à la rencontre de gens, de civilisations et de cultures différentes.

 

 

"Mingming au rythme de la houle"  de Roger Taylor. Traduit de l'anglais par Marie-Odile Ottenwaelter et Eric Andlauer, Editions  La Découvrance.

 

Roger Taylor a navigué sur tous les océans. Navigateur chevronné depuis ses plus jeunes années, il évoque ici ses deux derniers voyages inspirés par ceux de H. W.Til-man, le célèbre alpiniste et navigateur, qui a parcouru les océans à la recherche de montagnes vierges atteignables depuis la mer.

 

Le livre démarre sur un périple de 4 000 milles, en soixante-sept jours et sans escale. Parti de Plymouth, il traverse l’Atlantique Nord, emprunte le détroit de Davis. Mais devra faire demi-tour, après s’être cassé une côte lors d’une tempête à l’ouest du Groenland, et renoncer à atteindre le cap Dyer de l’île Baffin, à l’entrée du passage du Nord-Ouest. Partir sur un bateau aussi petit, avec cent jours de vivres et d’eau, pour affronter des mers tempétueuses et le risque de glaces, constituait un énorme défi.

 

Reparti dans l’Atlantique Nord-Est pour atteindre la limite des eaux navigables, par 80° de latitude nord, à 600 milles du pôle Nord, Taylor revisite son île mythique de Jan Mayen, puis longe la côte ouest du Spitzberg. Il évoque toujours avec humour, le quotidien de la navigation océanique en solitaire, les aléas de la vie à bord, mais aussi le bonheur d’observer la faune océane, la mer, le ciel, les terres entraperçues.  Il partage, avec un regard de peintre, la texture de la mer, des vagues et de la houle, dans différentes configurations de vent, de tempête et de lumière. Du calme plat à de monstrueuses déferlantes.
 


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