Tour de France à la Voile : cap sur Fécamp

Lundi 6 juillet 2015 à 09h12

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Le Tour de France à la Voile va prendre la direction de Fécamp en ce début de semaine. L’occasion pour les amateurs de voile de découvrir ou de redécouvrir cette cité d’art et d’histoire, qui entretient depuis toujours un lien fort avec la mer.  


Habituée aux rendez-vous véliques, Fécamp, théâtre par le passé de nombreuses régates sur une, deux ou trois coques telles que le Trophée des Multicoques, devenu par la suite le Trophée du Port de Fécamp, renoue avec la tradition en accueillant une escale du Tour de France à la Voile. « Nous avons un plan d’eau magnifique et de belles falaises. La voile nous permet de mettre ce superbe cadre en valeur, explique Estelle le Courtès, adjointe au Maire chargée de la jeunesse et du nautisme à la Mairie de Fécamp. Le Trophée des Multicoques était porté par la CCI, qui a décidé de tourner la page pour des questions budgétaires. Nous avons souhaité renouer avec la voile à travers un événement moins onéreux, mais qui ait une grosse portée médiatique ». C’est ainsi que la ville a décidé de se tourner vers le Tour de France à la Voile, qui propose cette année une nouvelle formule avec l’arrivée du Diam 24, et la participation de nombreux marins de renom. « C’est une belle opportunité car nous misons entre autres sur le nautisme pour attirer davantage de touristes. Et puis ASO qui organise le Tour veut s’appuyer sur le concept du Tour de France cycliste en diffusant des images spectaculaires. C’est un bon moyen de faire parler de Fécamp à grande échelle. L’événement constitue en outre une belle opportunité de rayonnement économique », poursuit-elle.

Encadrée par les plus hautes falaises de Normandie, Fécamp, située sur la côte d’Albâtre, entretient depuis toujours une relation forte avec le nautisme, certes, mais également avec la mer. Grand port de pêche à la morue et au hareng jusqu’aux années 1970, Fécamp, dont le quartier maritime a commencé à se développer dès l’Ancien Régime, s’est ensuite reconvertie dans la plaisance, tout en préservant la mémoire des gens de mer. Aujourd’hui, les bassins du port de plaisance, qui dispose de 850 anneaux dont 75 places visiteurs situées dans l’avant-port, accueillent une flottille de petits chalutiers, de vieux gréements et de bateaux de sauvetage. Le Marité, dernier des terre-neuviers en bois encore en navigation et les goélettes écoles de la Marine Nationale (L’Étoile et La Belle-Poule, ndlr), témoignent de leur côté du savoir-faire des chantiers navals fécampois.


Une Ville d’Art et d’Histoire

Fécamp peut se targuer d’avoir d’autres atouts à avancer que son stade nautique. Membre du réseau national des Villes et Pays d’Art et d’Histoire, la ville étape des routes historiques « itinéraires impressionnistes », « Guillaume Le Conquérant » et « Abbayes normandes », plonge certes les visiteurs dans son riche passé maritime, mais pas seulement. Son passé ducal, que l’on peut découvrir au gré d’une balade ou accompagné d’un guide conférencier agréé par le Ministère de la Culture, est lui aussi toujours bien ancré dans la ville. Affichant une architecture variée mélangeant les époques et les styles tout en gardant une belle unité dans le paysage urbain, Fécamp affiche plusieurs visages. Maisons de matelots, demeures d’armateurs, cités ouvrières et grandes propriétés bourgeoises se fondent dans le paysage avec une certaine harmonie, qui contribue au charme de la ville. Une zone de protection du paysage architectural, urbaine et paysager est même à l’étude, afin de valoriser la qualité architecturale de Fécamp.
Témoins du passé de la ville, les monuments de Fécamp méritent le détour. À commencer par l’Abbatiale gothique de la Sainte-Trinité. Classée Monument Historique, elle étonne par sa lumière et ses volumes. Elle est aussi longue que la cathédrale Notre-Dame de Paris et possède notamment la sépulture des 3e et 4e ducs de Normandie. Parmi le mobilier remarquable se trouvent une horloge astronomique à marée de 1667, les clôtures des chapelles de la première Renaissance ou encore une Dormition de la Vierge du XVe siècle. Face à l’Abbatiale, le Palais Ducal ou Palais des Ducs de Normandie, témoigne quant à lui du rayonnement de Fécamp au Moyen-Âge. Érigé entre le Xe et le XIIe siècle, ce lieu était la demeure des premiers ducs de Normandie. C’est également là que Guillaume Le Conquérant a célébré en 1067 sa victoire à Hastings qui le fit roi d’Angleterre. D’inspiration gothique et Renaissance, le Palais Bénédicte, qui est depuis plus d’un siècle le lieu unique d’élaboration de la liqueur éponyme, fait lui aussi partie des visites incontournables lors d’une escale à Fécamp. En visitant le palais, vous découvrirez la distillerie aux alambics de cuivre martelé où s'opèrent les distillations et les infusions des 27 plantes et épices qui composent la liqueur Bénédictine, ainsi que les caves aux foudres de chêne centenaire où reposent les alcoolats pendant plusieurs mois. Le Palais Bénédicte abrite également un musée d'art sacré qui présente une collection de peintures, sculptures, émaux, manuscrits et autres ferronneries, rassemblée au XIXe siècle par Alexandre Le Grand, le fondateur de Bénédictine. C’est en outre l'un des plus grands espaces d'exposition d'art contemporain de Normandie.

 

Retrouvez toutes les informations sur le port de Fécamp 


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