Panique à bord : le remorquage

Mercredi 2 septembre 2015 à 08h40

Mots clés :

Lorsqu’il n’y a pas de danger, en cas d’incident, il n’est pas toujours nécessaire de faire appel aux secours pour entrer au port ou se mettre à l’abri, on peut demander assistance à un autre bateau.


Les différentes situations

Vous avez une avarie importante (voie d’eau, blessé ou malade à bord, risque d’échouement) mettant en danger les personnes et le bateau, dans ce cas, pas d’hésitation faites appel aux secours.
Vous êtes en voilier, le vent faiblit, vous décidez de lancer le moteur et il refuse de démarrer. S’il y a suffisamment de vent pour avancer et que le bateau est manœuvrant, rapprochez-vous de l’endroit où vous deviez aller (mouillage, port) ; pour l’accostage, vous pouvez demander à un autre bateau de vous aider.
Sur un bateau moteur, c’est différent, vous ne pouvez pas compter sur le vent donc il faut, bien souvent, faire appel aux secours. Malheureusement, beaucoup d’appels concernent des pannes qui pourraient être évitées comme celle de carburant.

 

Se faire remorquer

Une des solutions les plus efficaces, lorsque l’on se fait remorquer par un bateau pneumatique est de se mettre à couple. On positionne le pneumatique au centre du bateau à remorquer et on bride solidement les deux bateaux ensemble. Cette technique permet d’être parfaitement manœuvrant. L’autre solution toujours avec un bateau pneumatique est de pousser le bateau. Il est inutile d’essayer de le remorquer, le pneumatique se cabre et ne permet pas de tirer le bateau. Lorsque le bateau remorquant est un bateau rigide, il faut utiliser un dispositif de remorquage (obligatoire à partir de la navigation basique 2 milles d’un abri). Ce qui sous-entend que le bateau doit être équipé d’un moyen d’amarrage (bite ou taquet) et d’un cordage. L’idéal est de confectionner une patte d’oie sur le bateau remorqueur et d’attacher la remorque par un nœud coulissant sur cette dernière.
Pour que le remorquage soit efficace, il faut que la remorque (cordage) soit suffisamment longue (minimum 50 m, l’idéal étant 100 m) et que le cordage utilisé soit souple. Le 3 torons (polyamide ou polyester) conçu pour le mouillage ou l’amarrage ou mieux le polyamide 8 torons sont conseillés. Lorsque l’on remorque, le cordage entre les deux bateaux doit toujours être tendu pour que les deux bateaux aillent à la même vitesse ; de plus, le skipper du bateau remorqué reste à la barre pour bien maintenir son bateau dans le sillage du remorqueur. Pour amortir les à-coups, si on a un pneu, on peut le placer au milieu de la ligne de remorquage. On peut également utiliser un amortisseur type amortisseur d’amarrage ou ressort de mouillage. Lorsque l’on entre dans un port, il faut en avertir les autorités portuaires. S’ils ne répondent pas, au moment de l’accostage le bateau remorqué doit se mettre à couple du bateau remorquant.

 

Ce qu’il faut avoir et savoir

Il faut avoir à bord un bout de remorquage (obligatoire) et vérifier que les points d’ancrage de ce dernier sont solides.
Cette opération n’est pas sans danger. Il faut toujours capeler ses gilets de sauvetage et ne jamais rester près de la remorque. Si elle casse, c’est dangereux.

Côté assurance, si vous avez une garantie perte et avarie, elle prend en compte les dommages qui peuvent être causés aux deux bateaux.


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