Oryx conclut en beauté sa saison à Saint-Tropez

Mardi 6 octobre 2015 à 08h44

14e dans la catégorie « Classique » sur les Régates Royales – Trophée Panerai, dernière étape de la saison du Panerai Classique Yachts Challenge, Oryx, le sistership d’Outlaw, a terminé la saison en beauté à Saint-Tropez, 5e du Trophée Rolex.


L’histoire du sistership d’Outlaw, Oryx, construit lui aussi sur des plans Illingworth – Primrose, débute à Saint-Malo en 1966. « Oryx a été construit au chantier Labbé à Saint-Malo pour le compte de Francis Bouygues, qui a beaucoup couru en Angleterre », raconte Martin Chaufour, l’un des deux propriétaires actuels du bateau. Au bout d’un an, l’industriel français décide de vendre le bateau pourtant très apprécié Outre-Manche et de confier la construction d’un nouveau bateau en alliage léger, Pacha, au chantier Campers & Nicholson. « Francis Bouygues voulait un bateau plus léger et plus rapide. Il a revendu son bateau à John Illingworth et à Bernard Lesieur en 1967 ». Ensemble, les deux hommes créent la société Oryx pour que le bateau puisse continuer à naviguer. « Oryx et Pacha ont régaté ensemble à plusieurs reprises, et à chaque fois, c’est Oryx qui l’a emporté ». Sélectionné pour défendre les couleurs de la France sur l’Admiral’s Cup aux côtés du Pen Duick III d’Éric Tabarly, Oryx et ses nouveaux propriétaires enchaînent les régates jusqu’en 1969. « John Illingworth et Bernard Lesieur ont vendu Oryx à un certain Monsieur Adam en 1970, qui l’a cédé à son tour à un Français basé à Arcachon, poursuit Martin Chaufour. Nous l’avons racheté avec Édouard Poullain en 1998. Nous avions déjà un bateau ensemble, un Star. Édouard avait trouvé l’annonce dans Voiles & Voiliers à l’époque. Nous étions très copains et nous avions envie d’acheter ensemble un joli bateau classique qui marche bien ».

 


La nouvelle vie d’Oryx

Une fois le bateau acheté, Édouard Poullain et Marc Chaufour emmènent Oryx à Saint-Mandrier où ils le confient à International Marine Services (IMS) pour effectuer quelques travaux. « Nous avons débuté les régates en 1999 en participant à la première édition des Voiles de Saint-Tropez. C’était sympa de retrouver Outlaw sur l’eau, souligne Martin Chaufour. On a fait beaucoup de régates entre 1999 et 2005 voire 2007, années pendant lesquelles nous avons fait la plupart du circuit de yachting classique Méditerranéen et avons participé à de nombreuses reprises aux Voiles du Vieux-Port à Marseille, à la Porquerolles Classique, aux Régates Royales de Cannes – Trophée Panerai, ainsi qu’aux Voiles de Saint-Tropez ». Après plusieurs années passées à écumer le circuit méditerranéen, les deux propriétaires décident de faire voyager le bateau. « Nous avons lancé une série de travaux et emmené Oryx à Cagliari, en Sardaigne, où il a passé deux ans, avant d’aller à Bari. De là, nous avons navigué en Croatie, indique Marc Chaufour. Mais ça s’est assez mal passé au chantier en Italie. L’entretien n’était pas fait correctement. Du coup, nous avons fait ramener le bateau en France en 2013 par Yann Berthelet, qui s’occupe du bateau ». Basé à Gruissan dans le Sud de la France, le bateau entre en chantier pour deux ans. « Les premiers travaux qui concernaient la structure de coque ont été effectués l’an dernier. Le bateau a été entièrement démonté, on a refait les bordés, les varangues, poursuit-il ». Il faudra attendre septembre 2014 pour qu’Oryx renoue avec les régates, sa vocation première. « Après les Voiles de Saint-Tropez, le bateau est retourné en chantier. On a fait de gros travaux au niveau du gréement, qui a été changé. Le mât a quant à lui été sablé et repeint. Il reste juste quelques petites choses à faire au niveau des vernis à l’intérieur du bateau ». Remis à l’eau en août dernier, le bateau a repris le chemin des régates à Cannes, où il a participé aux Régates Royales – Trophée Panerai. C’est ensuite à Saint-Tropez, sur les Voiles éponymes, que l’équipage d’Oryx a terminé la saison 2015. « Sur les Voiles de Saint-Tropez, nous avions un équipage de six personnes, indique Marc Chaufour. Oryx est un bateau qui marche surtout dans le gros temps, au près. C’est un bateau qui est assez lourd (16 tonnes, N.D.L.R.), qui est très stable et donc qui passe très bien dans une mer formée. Malheureusement, le problème des régates, c’est que l’on navigue surtout dans du petit temps. Au-dessus de 25 nœuds, les régates sont annulées, ce qui ne nous avantage pas beaucoup ». 6e et 7e sur les deux manches qui ont pu être lancées à Saint-Tropez, Oryx s’est hissé en 5e place du classement du Trophée Rolex. On devrait revoir Oryx sur le circuit méditerranéen la saison prochaine, mais rien n’est encore écrit. « Notre objectif est de continuer à régater en Méditerranée mais rien n’a encore été acté. On a mis le bateau en vente donc on attend de voir ce qui va se passer. Les travaux que nous avons effectués confèrent au bateau une certaine valeur, mais on y reste très attaché », conclue Marc Chaufour.


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