Édition record pour la Nautic SUP Paris Crossing

Lundi 30 novembre 2015 à 08h17

500 concurrents sont attendus sur la ligne de départ de la sixième édition du Nautic SUP Paris Crossing, qui se disputera sur la Seine le samedi 6 décembre. Zoom sur l’un des temps fort du Nautic de Paris avec Alain Pichavant, Commissaire Général de l’événement.


Alain Pichavant

Qu’est ce qui vous a poussé à créer le Nautic SUP Paris Crossing ?

Il y avait déjà eu des événements associés au Nautic de Paris par le passé : une grande course motonautique et des régates sur la Seine avec les skippers de l’America’s Cup, ou encore les vainqueurs de la Route du Rhum. Le Stand Up Paddle est apparu dans les années 2000. On a décidé de créer la Nautic SUP Paris Crossing en 2010, sachant que l’on disposait d’un plan d’eau fabuleux, dans une ville fantastique. Notre volonté, au départ, était de créer une course populaire sans favoriser le niveau sportif. Aujourd’hui, la course est devenue une vraie référence et attire aussi bien les meilleurs mondiaux que les amateurs.

 


Depuis, la compétition n’a cessé de monter en puissance…

La première année, nous avions ouvert la course à 100 concurrents. Nous avons eu des conditions climatiques dramatiques. Il a fait très froid, dans les - 7 °C. Je me souviens que les pagaies posées sur les quais par les compétiteurs qui arrivaient le matin gelaient. Malgré tout, la compétition s’est bien passée et on a réalisé qu’il était possible de faire du Stand Up Paddle même dans des conditions climatiques très dures. L’année suivante, nous avons eu également 100 concurrents, puis 300 en 2012 et en 2013. D’ailleurs, en 2013, on a été bluffé par la vitesse à laquelle on a rempli notre quota d’inscriptions. On a également commencé à avoir des étrangers (une vingtaine de nationalités, N.D.L.R.), des champions, mais également des femmes. Aujourd’hui, elles représentent 25 % des participants, ce qui est assez atypique pour un événement sportif. L’an dernier, 400 personnes ont participé à la course. Les inscriptions se sont faites en huit heures. Cette année, on a eu encore plus de demande. Toutes les inscriptions ont été bouclées en 26 minutes. On attend 500 concurrents sur la ligne de départ, et on a 230 personnes sur la liste d’attente. Nous aurons encore une fois un plateau très relevé, avec la présence des meilleurs mondiaux, mais également de quelques personnalités. Antoine Albeau a participé à toutes les éditions. D’autres sportifs, tels que Robby Naish, Bixente Lizarazu, Sidney Gavignet, Marc Guillemot ou encore Kai Lenny, y ont également participé, tout comme certains champions olympiques.

 


Concrètement, comment se déroule la compétition ?

Cette année, nous avons deux parcours au programme entre la Bibliothèque Nationale de France et le Quai de Javel, en passant sous 24 des 26 ponts parisiens : un parcours « Pro », réservé aux professionnels et un parcours « Loisir », ouvert aux amateurs. Au départ, les professionnels et les amateurs effectuaient le même parcours, puis les pros ont fait en plus le tour de l’île de la Cité pendant deux ans, avant de faire celui de l’île Saint-Louis l’année dernière. Cette année, ils feront le tour de l’île de la Cité et de l’île Saint-Louis, couvrant une distance de 13,5 kilomètres. Le parcours « Loisir » fait quant à lui environ 11 kilomètres. Nous avons été obligés de faire évoluer les règles, car certains professionnels s’inscrivaient en loisir. Aujourd’hui, les dix premiers en « Loisir » et les 50 premiers « Pros » sont forcés de s’inscrire dans cette catégorie l’année suivante. D’un point de vue logistique, les concurrents s’inscrivent le samedi au Salon, déposent leurs planches dans des camions et les récupèrent le dimanche matin sur la zone de départ.

 

La compétition se poursuit ensuite dans le bassin du village de la glisse…

À l’origine, les 20 premiers continuaient la compétition dans le bassin, ce qui pouvait bouleverser un peu le classement. Cette année, on a décidé de changer la formule pour les professionnels. L’épreuve est référente dans le milieu, donc on en profite pour développer de nouvelles choses. Les dix meilleurs Français affronteront les dix premiers du reste du monde lors de la deuxième manche. Les concurrents « Loisir » disputeront quant à eux une manche comptant pour le classement.

 

Y’a-t-il un prize money ?

Non, il n’y en a pas. C’est notre volonté de ne pas en mettre. Par contre, il y a de nombreux lots à gagner tels que des voyages ou des dotations de nos partenaires pour les premiers, mais également un tirage au sort, pour que tout le monde puisse en profiter.

 


Quel est le meilleur moyen de suivre la course en tant que spectateur ?

Le départ est toujours un moment fabuleux. Il y a beaucoup de monde sur les quais entre 07 h 00 et 08 h 00. Les spectateurs peuvent également voir les compétiteurs passer depuis les ponts de la Seine, ou encore suivre la course à vélo en longeant les quais de Seine sur la Rive Gauche. C’est sympa de voir qu’aujourd’hui la course a des allures de marathon, avec des banderoles d’encouragements qui fleurissent sur les ponts.


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