A la découverte des Magic Maldives

Samedi 19 décembre 2015 à 07h43

À leur seule évocation, nous révons déjà de lagon très bleu, d'îles bordées de fins palmiers, et de la douceur de la lumière. 


Les Maldives : 1200 îles, et autant de lagons à explorer. Sous l'eau, la réalité dépasse l'imagination. Crédit photo : Julien Collet

Les Maldives représentent la partie émergée d’une vaste chaîne de montagnes sous-marines. Ce sont les récifs coralliens installés sur les crêtes qui constituent ces territoires disséminés sur l’océan Indien : une double ligne de vingt-six atolls naturels, longue de 820 km, large de 130 ; 1200 îles et îlots et autant de lagons à explorer.  Les terres ne représentent que 0,3 % de la superficie du pays ! Autant dire que le choix de la croisière est certainement le plus adapté, même s'il est le plus onéreux, pour avoir un aperçu de l’archipel.


Celle à laquelle nous avons participé nous a conduit d’est en ouest, de Male à Ari Atoll. Nous l'avions choisie car c'était la seule croisière réservée aux randonneurs palmés. Nous étions sept snorkeleurs à bord, nourris d'un même rêve : nager avec les raies manta.
Si la navigation d'atoll en atoll appelle à la quiétude, sous l’eau c’est l’exubérance de la vie : une palette de couleurs infinie, des milliers de poissons qui s’agitent le long du récif. Nous pouvions sillonner de vastes lagons, entourés de poissons aux couleurs électriques. Traverser des jardins de corail. Mais le plus sensationnel, c'était les longues dérives dans les passes étroites : requins, napoléons, perroquets géants, barracudas, tortues glissaient avec nous, ou nous croisaient dans le courant. Les parois abruptes de coraux centenaires bordant le chenal abritaient, bien sûr, une abondance irréelle de poissons.
Puis un jour, Hassan le matelot s'est écrié depuis le pont "Manta, manta !" en pointant l'horizon. Trois groupes d’une quinzaine d’individus virevoltaient dans le fourrage poissonneux. Les belles ne se sont pas éloignées, nous ont acceptés avec bonhommie dans le grand cirque. Elles passaient devant nous à grande vitesse, vrillaient, éclataient puis reformaient les bancs en ordre serré, sondaient pour réapparaître aussi brusquement, et reprenaient le spectacle. Le ballet a duré plus de deux heures. C'était magnifique.

 

Sur le chemin du plancton

Les moussons créent des courants océaniques qui traversent l’archipel d'est en ouest de décembre à avril, et dans le sens contraire de mai à novembre. La meilleure période est celle qui correspond à la mousson sèche (iruvai), de janvier à avril. C'est la haute saison, la plus chaude, peu de pluie, pas de vent, une mer d'huile et une eau translucide. À partir de mai, des vents assez violents provenant du sud-ouest amènent les nuages et la pluie, c'est la mousson dite humide (hulhangu), qui culmine entre août et novembre.
Les courants sont importants pour prévoir les rencontres les plus impressionnantes. Les raies manta suivent le plancton en fonction de ces courants saisonniers. De janvier à avril, portées par le courant est – ouest, elles se rencontrent souvent à l’ouest des atolls (notamment au sud-ouest de l’atoll d’Ari). De mai à décembre, vous les croiserez sur le versant est des atolls de Malé nord, Malé sud ou Vaavu.

Le gouvernement déclare officiellement 1190 îles, mais si l’on inclut les bancs de sable et les affleurements coralliens, on atteint rapidement les 2000 îles. Enfin, ce chiffre ne cesse d’évoluer : certaines disparaissent, d’autres apparaissent, certaines se scindent en deux quand d’autres fusionnent. Les îles sont toutes petites et très plates. Le plus haut sommet (naturel !) des Maldives est une butte de 2,40 mètres sur l’île de Vilingili, dans l’atoll d’Addoo. L’île la plus grande, Fua Mulaku, s’étend sur 3,2 km de longueur et 1,6 km de largeur. La géographie du pays est par conséquent caractérisée par l’absence de rivières, de montagnes ou de collines, ce qui n’est pas commun.

 

Beauté fragile


Si vous choisissez de séjourner sur une île, beaucoup possèdent leur récif « maison », accessible depuis le bord. En fin de journée en partant de la plage, il n’est pas rare de voir dans à peine un mètre d’eau des espèces pourtant réputées pélagiques : comme des requins pointes noires juvéniles en train de fureter, ou encore des raies aigles. A l’extérieur du lagon, des sorties en bateau sont également organisées au départ des hôtels. Elles sont le plus souvent gratuites.

L'archipel compte 200 îles de pêcheurs et une centaine d'îles-hôtels réservées aux touristes. Le reste est inhabité. Les touristes ne peuvent côtoyer la population locale qu’à Malé ou lors des visites réglementées des îles de pêcheurs. Il en est de même pour les Maldiviens qui ne peuvent aller sur les îles-hôtels à l’exception du personnel de ces complexes hôteliers. Cette séparation est faite pour protéger les Maldiviens des influences occidentales et éviter un choc culturel. Mais surtout parce qu’à l’époque où les îles étaient « mixtes », la consommation d’eau, à l’européenne, à partir de nappes phréatiques minuscules, tarissait les réserves d’un village en très peu de temps. Ne restait plus que l’exode. Et puis c’est peut-être un moyen extraordinaire de maîtriser le tourisme dans un pays où chaque confetti est un diamant fragile.


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