Diaporama des plus grands voiliers du monde présents à Brest

Samedi 9 juillet 2016 à 09h30

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Dans quelques jours commenceront les Fêtes Maritimes de Brest et pour cette occasion, les plus grands voiliers du monde ont répondu présents, du 13 au 19 juillet 2016. Nautisme.com vous propose de faire leur connaissance.


Le Thalassa

Ce seront sans aucun doute, les plus grands de la fête, avec des dimensions parfois hors-normes. Les plus petits font, au bas mot, 30 mètres de longueur ! Les plus grands, comme le Kruzenshtern, le Sedov ou encore le Libertad, atteignent sans rougir les 100 mètres de longueur, et peuvent accueillir à leur bord des dizaines et des dizaines de matelots… Un équipage nécessaire à la bonne manœuvre de ces titans qui viennent de tous horizons et ont chacun leur histoire. La plupart forment les jeunes marins à la rigueur de la voile et aux exigences des mers du monde entier, leurs expéditions les menant aux quatre coins du globe. Leurs voilures imposent également le respect : le long des kilomètres de cordages, on compte la surface de leurs nombreuses voiles en milliers de m2. Leur taille est encore plus impressionnante aux côtés des petites embarcations de la fête ! Certains d’entre eux étaient naguère dédiés au travail de la mer, en témoignent le Créoula et le Santa Maria Manuela, les deux bateaux-écoles de la Marine du Portugal, deux anciens morutiers restaurés pour accueillir les mousses. Vous ne pouvez pas les rater !

Le Cuauhtémoc, l’aigle qui descend sur sa proie

Portant fièrement le nom du dernier empereur aztèque, qui figure d’ailleurs sur sa proue, le Cuauhtémoc, littéralement « l’aigle qui descend sur sa proie » en langue nahuatl, est un voilier de type trois-mâts barque qui porte le pavillon mexicain.
Il incarne la combativité et l’indépendance du Mexique, l’empereur Cuauhtémoc étant le symbole de la résistance à la domination espagnole au XVIe siècle. Construit en 1982 à Bilbao, il fait office de bateau-école de la Marine mexicaine et peut accueillir 90 cadets à son bord, âgés de 21 ans en moyenne, qui offrent un véritable spectacle de navigation à chacune de leurs escales : le Cuauhtémoc est en effet l’un des plus beaux ambassadeurs itinérants du Mexique qui sillonne mers et océans du monde pendant des mois entiers. C’est aussi un habitué des défis marins, qui a déjà effectué une traversée de l’Atlantique en 22 jours et passé le Cap Horn en 1993. Déjà présent en 2012, il parade aux côtés des grands voiliers de Brest 2016, portant haut ses 28 voiles hissées à la force des bras des cadets.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1982
Port d’attache : Acapulco
Longueur : 90,50 m
Largeur : 12 m
Tirant d’eau : 5,40 m
Voilure : 2 368 m
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Le Zuiderzee, plus d’un siècle de navigation

Classé monument historique, le Zuiderzee est une goélette à coque et pont en acier, construite en 1909 aux Pays-Bas. Le Zuiderzee fut d’abord utilisé comme caboteur sous le nom d’Ernst Wilhem, acheminant marchandises et passagers sur de courtes distances, sous pavillon allemand, qu’il gardera jusqu’en 1976, date d’une première rénovation qui lui permit dès lors de transporter des passagers. Le navire a d’ailleurs eu de nombreux noms au cours de ses périples : Hans, Peter, Pirat, ou encore Genius ! Depuis sa dernière rénovation intérieure, en 1992, le Zuiderzee s’est paré de mobilier de luxe et d’un pont particulièrement spacieux pour offrir à ses passagers tout le confort nécessaire à une croisière réussie. La goélette navigue principalement en mer Baltique et sur la côte Nord atlantique : après les Fêtes de Brest 2004 et 2012, elle revient cette année parader en rade de Brest.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1909
Pays : Pays-Bas
Port d’attache : Stavoren
Gréement : Goélette
Longueur : 40 m
Largeur : 6,90 m
Tirant d’eau : 2,40 m
Voilure : 540 m
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Le Créoula, de la morue au navire-école

Cette fière goélette portugaise à quatre mâts a jadis écumé les mers pour pêcher la morue sur les bancs de Terre-Neuve au Canada. C’était un prédateur redoutable qui pouvait se tailler un chemin dans les glaces au large du Groenland : il atteignait parfois des prises de 36 tonnes de poisson par jour, et ramenait en moyenne 800 tonnes de morue salée et 60 tonnes d’huile de foie de morue par an ! La goélette a été construite en 1937 en un temps record : à peine 62 jours, une prouesse de la Companhia União Fabril. Après 37 campagnes de pêche fructueuses, elle est rachetée en 1979 par le Secrétariat d’État à la Pêche pour devenir un musée de la pêche… Mais le Créoula n’avait pas encore dit son dernier mot ! Durant les travaux de restauration, il s’avère en effet que la coque est encore en excellent état : plutôt que de rester à quai, on décide alors d’en faire un navire-école à destination des jeunes et futurs marins-pêcheurs, à l’instar de Santa Maria Manuela, considéré comme son jumeau.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1937
Port d’attache : Lisbonne
Longueur : 66,90 m
Largeur : 10,06 m
Tirant d’eau : 4,70 m
Voilure : 1 364 m
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J.R Tolkien, le seigneur des glaciers
Son nom est un hommage à l’écrivain John Ronald Reuel Tolkien (1892-1973), dont on ne présente plus les romans fantastiques Le seigneur des Anneaux, ou encore Bilbo le Hobbit, qui firent autant de succès littéraires que cinématographiques ! Cet ancien remorqueur brise-glace a été construit en 1984 à Magdebourg, en Allemagne de l’Est, et fut d’abord baptisé Dierkow. Il faut attendre les années 1995-1998 pour le voir se transformer en navire de croisière : cette magnifique goélette à huniers néerlandaise a en effet été rachetée par la famille Van der Rest après avoir servi de nombreuses années en mer du Nord et en mer Baltique, pour le transport de marchandises. Deux autres voiliers portent d’ailleurs des noms en lien avec l’oeuvre de John Ronald Reuel Tolkien : le Loth Loriën, du même armement, et le Queen Galadriel, un hommage à la reine des elfes, un ketch britannique. Il peut accueillir 90 personnes en mer, et une centaine à quai, pour le plus grand bonheur des visiteurs du monde entier.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1964
Pays : Pays-Bas
Port d’attache : Amsterdam
Longueur : 34 m
Largeur : 7,80 m
Tirant d’eau : 3,10 m
Voilure : 830 m
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Le Mercedes, élégance et haute technologie

Basé aux Pays-Bas, ce brick néerlandais est l’un des plus récents navires de la flottille internationale des grands voiliers. Construit en 1958 sous le nom d’Huibertje, il a changé successivement de propriétaires et de ports d’attache. Mais la véritable renaissance de Mercedes a lieu en 2005, quand il est racheté par la société charter « Wind is our friend » et entièrement restauré à Harlingen. Derrière sa ligne traditionnelle, le brick à coque noire surprend le visiteur en alliant confort et haute technologie. Il a en effet été totalement repensé pour des croisières à la journée. Doté des standards de sécurité les plus élevés pour le transport de passagers, il peut embarquer jusqu’à 140 personnes. Il est également spécialisé dans l’organisation de réceptions en mer ou à quai. Sa puissante motorisation et son impressionnante surface de voiles lui permettent d’être présent sur tous les grands événements maritimes européens.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1958
Port d’attache :
Amsterdam
Longueur : 50 m
Largeur : 7,60 m
Tirant d’eau : 3,60 m
Voilure : 900 m
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Kruzenshtern, le roi des mers

C’est l’un des plus grands navires du monde : le Kruzenshtern a été construit en 1926 à Bremerhaven-Wesermünde, en Allemagne. En 1946, offert à l’URSS au titre des dommages de guerre, ce quatre-mâts barque aux dimensions impressionantes a d’abord été baptisé Padua, en hommage à la ville italienne de Padoue. Il a ensuite été renommé Kruzenshtern lors de son arrivée en Russie, en hommage à l’explorateur Adam Johann von Kruzenshtern (1770- 1846), premier Russe à faire le tour du monde, un périple de trois ans et douze jours sans perdre un seul de ses hommes d’équipage ! Ses utilisations ont été nombreuses : affecté aux recherches océanographiques en Atlantique, aux Caraïbes et en Méditerranée de 1961 à 1965, il sert ensuite de bateau-école aux futurs officiers de la marine de pêche. C’est de 1968 à 1972 qu’il se pare de ses moteurs actuels et de nouvelles couleurs, suggérant avec habileté la présence de canons à son bord. Basé à Kaliningrad, il est la propriété du ministère de la Pêche, qui l’exploite aujourd’hui comme navire-école pour les officiers mariniers. Fort d’un équipage de 163 personnes, dont 68 permanents et 90 cadets, ses manoeuvres à la voile nécessitent au moins 140 personnes.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1926
Port d’attache : Kaliningrad
Longueur : 114,50 m
Largeur : 14 m
Hauteur : 56 m
Tirant d’eau : 6,54 m
Voilure : 3 400 m
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Joanna Saturna, le prestige finlandais

Construite en 1903 sur un chantier naval de Flardingue, aux Pays-Bas, cette goélette finlandaise à coque acier est dédiée à la pêche au hareng en mer Baltique. Elle porte son nom actuel, Joanna Saturna, jusqu’en 1927, année où elle prend le nom de Marie sous pavillon allemand, assurant la tâche de caboteur. Ce n’est pas le seul changement de cap de Joanna Saturna : en 1957, la goélette passe sous pavillon norvégien, en continuant le cabotage, avant d’être transformée en 1976 en navire sablier capable d’extraire les granulats marins à faible profondeur. La Finlande le rachète en 2000 : un siècle et de nombreuses transformations plus tard, son nouveau propriétaire, Mikko Karnoven, lui redonne sa forme et son nom d’origine, la restaure et l’aménage pour la croisière. Elle participe aux différentes Tall Ships Races organisées par la Sail Training International, et navigue maintenant essentiellement en mer Baltique. Joanna Saturna est un modèle unique en Finlande : sa longue histoire et son style lui valent d’être classé monument historique.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1903
Port d’attache : Uusikaupunki
Longueur : 34 m
Largeur : 6 m
Tirant d’eau : 2,85 m
Voilure : 420 m
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Zephyr, le confort allié au sport

Cette goélette à grand-voile bermudienne a été construite en 1931 au chantier Van Diepen de Waterhuizen aux Pays-Bas. Sous le nom de Bente, elle a servi de caboteur en mer du Nord et en Baltique jusque dans les années 50. Elle passe ensuite sous pavillon norvégien. Motorisée et dotée d’une instrumentation moderne, elle poursuit le cabotage sous le nom de Jeko. En 1993, le navire revient aux Pays-Bas. Il est reconverti comme voilier charter et prend le nom de Zephyr, un des dieux du vent dans la mythologie grecque. Le voilier navigue dans les îles anglo-normandes, en Suède et en mer Baltique. Équipé de 9 cabines, il peut accueillir jusqu’à 28 passagers en croisière et 48 en sorties à la journée. Il participe à de nombreux rassemblements de voiliers du patrimoine sur la côte atlantique, et reste fidèle au rendez-vous brestois : le Zephyr était en effet présent aux Fêtes Maritimes Internationales de Brest en 2000, 2004, 2008 et 2012.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1931
Port d’attache : Harlingen (Pays‑Bas)
Longueur : 35 m
Largeur : 6 m
Tirant d’eau : 2,20 m
Voilure : 360 m
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Le Sedov, l’immensité dans les flots
C’est le plus grand voilier-école du monde. Avec ses 117 mètres de long, le Sedov règne sur les océans depuis sa construction, en 1921. Construit en Allemagne et baptisé d’abord Magdalene Vinnen, il est donné à la Russie en 1950 à titre de dommages de guerre. Sous pavillon allemand, il a d’abord effectué des missions d’acheminement de marchandises : de nitrate au Chili et de blé, charbon et céréales vers l’Australie. La Russie le rebaptise ensuite du nom du célèbre explorateur Gueorgui Sedov, disparu en 1914 lors d’une exploration polaire arctique, après avoir tenté de rallier le pôle Nord. Le Sedov devient alors un navire océanographique jusqu’en 1966. De 1966 à 1981, le ministère de la Pêche russe entreprend d’importants réaménagements pour le convertir en navire-école d’équipages de chalutiers de pêche, avec pour port d’attache Rïga, en Lettonie. Il faut attendre le début des années 1990 pour le voir arriver à son port d’attache actuel et former les cadets, marins civils et ingénieurs de pêche des écoles navales de Kaliningrad, Mourmansk et de nombreuses écoles navales russes. Son équipage composé de 65 marins et 164 cadets navigue durant de longs mois.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1921
Port d’attache : Mourmansk
Longueur : 117,50 m
Largeur : 14,60 m
Tirant d’eau : 6,50 m
Voilure : 4 192 m
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Hendrika Bartelds, du hareng aux croisières

Ce trois-mâts goélette a été construit en 1917 aux Pays-Bas et mis en service dès 1918 pour la pêche au hareng, sous le nom de Johan Last. Ce n’est pas le seul nom qu’il portera : tour à tour Dolfyn, puis Élise, le bateau change également de propriétaires et d’utilisations au fil du temps. En 1950, sa largeur est redimensionnée à 9 mètres pour assurer le transport de fret. À sa retraite, en 1989, il est cette fois converti en voilier de location de haute mer, sous son nom actuel, Hendrika Bartelds. Avec ses onze cabines, qui peuvent loger jusqu’à 36 passagers pour les croisières, il passe douze années de service en mer Baltique, avant d’être repris par ses propriétaires actuels, Robert et Mirjam Postuma, qui l’emmènent dans les plus grands rassemblements de vieux gréements et autres Tall Ships Races, sans cesser d’embarquer novices et confirmés en croisières et en sorties.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1917
Port d’attache : Amsterdam
Longueur : 44,50 m
Largeur : 6,65 m
Tirant d’eau : 2,80 m
Voilure : 645 m
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L’Artémis, de l’Arctique à l’Atlantique
Ancien navire destiné à la chasse à la baleine dans les eaux arctiques, ce trois-mâts barque tient aujourd’hui son nom de la déesse de la chasse. Auparavant nommé Pol II, ou encore Liste, L’Artémis a été construit en 1926 en Norvège. Il est utilisé comme navire baleinier norvégien des mers polaires arctiques jusque dans les années 1940. Il est ensuite reconverti en cargo, transportant des marchandises entre l’Asie et l’Amérique du Sud. Racheté en 1998 par les frères Bruinsma, il bénéficie d’importants travaux, une véritable métamorphose pour un nouveau changement de cap, avec l’aménagement de 16 cabines, pour devenir un navire de plaisance pouvant embarquer 35 stagiaires et 100 invités. En 2001, il est inauguré à l’occasion de l’anniversaire du port d’Hambourg et vient ensuite rendre hommage dans le port de Dunkerque au trois-mâts carré Duchesse Anne qui fête son centenaire. L’Artémis appartient aujourd’hui au Néerlandais The Tallship Company.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1926
Port d’attache : Harlingen (Pays-Bas)
Longueur : 44 m
Largeur : 7 m
Tirant d’eau : 3,50 m
Voilure : 1 050 m
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Santa Maria Manuela, survivant de la flotte morutière
Ce quatre mâts-goélette est l’un des derniers témoins de la flotte morutière qui naviguait jadis jusqu’à Terre-Neuve pour pêcher et stocker la précieuse denrée. Lorsque les tonnes de poissons étaient conservées dans ses flancs, les quelque soixante-dix hommes d’équipage se partageaient le peu d’espace restant malgré le dur labeur à bord durant des mois entiers. Construit en 1937 à Lisbonne, il fut optimisé au fil des ans pour répondre à la demande constante de meilleures performances : malgré toutes ces améliorations et des décennies de bons et loyaux services, il est jugé bon pour la démolition en 1993… Seule la coque est conservée. Des années plus tard, en 2007, est entamé un long processus de restauration qui permet, en 2010, de donner une seconde jeunesse et une nouvelle vocation à cette magnifique goélette : elle se consacre maintenant au tourisme culturel et embarque dans ses nouvelles cabines une bonne cinquantaine de stagiaires qui ne sont plus là pour pêcher la morue, mais bien pour profiter des atouts de ce voilier témoin qui figure dans le patrimoine national portugais.
CARACTÉRISTIQUES :
Constructions : 1937 puis 2007
Port d’attache : Aveiro
Longueur : 68,64 m
Largeur : 9,90 m
Tirant d’eau : 4,50 m
Voilure : 1130 m
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Kapitan Borchardt, goélette aux noms multiples
Née en 1918 sur le chantier naval de J. Papje à Waterhuizen aux Pays-Bas, ce trois mâts-goélette a été rebaptisé une demi-douzaine de fois avant de porter son nom actuel : tour à tour Nora, Harlinger, Moewe, Gerrit, In spe, ou encore Utscar, elle a d’abord servi en tant que cargo océanique et caboteur jusqu’au début des années 80. Une longue carrière qui lui permet d’entamer sereinement sa belle retraite : entre 1983 et 1989, elle est basée à Stockholm et aménagée en navire-école de 14 cabines, prenant alors le nom de Najaden. Elle naviguera sous pavillon suédois jusqu’en 2011, date de son transfert en Pologne, où elle continue de former jusqu’à 35 passagers en croisière de formation ou à la journée, en plus de son équipage permanent de quatre hommes. Désormais bien connue des rassemblements maritimes régionaux, comme les Tall Ships Races, elle navigue sous le nom de Kapitan Borchardt, qui sait, peut-être jusqu’au prochain coup de vent !
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1918
Port d’attache : Gdansk
Longueur : 33,80 m
Largeur : 7,02 m
Tirant d’eau : 3,20 m
Voilure : 600 m
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Le Libertad, un des plus grands voiliers du monde
Construit en 1956, ce trois-mâts carré argentin en impose par sa taille et son équipage : pas moins de 141 marins et 180 cadets sont à la manoeuvre pour faire naviguer ce titan des mers, dont la proue représente la figure allégorique de la Liberté. Ce navire-école a été lancé pour remplacer le voilier Presidente Sarmiento, qui est désormais classé monument historique et coule une douce retraite en sa qualité de navire-musée. Une fois mis à l’eau, le Libertad a repris à son bord les quatre canons de son aîné, en même temps que son flambeau : la nouvelle frégate phare de la Marine de l’Argentine détient le record mondial de vitesse de la traversée transatlantique Nord à la voile entre le Canada et l’Irlande, un temps pour l’instant inégalé de 6 jours et 4 heures, en 1966. Il a aussi gagné le Boston Teapot Trophy en 1966, 1976, 1981, 1987, 1992 et 1998 : ce trophée s’adresse aux voiliers dont l’équipage est constitué en majorité de personnel en instruction, le gagnant étant celui qui parcourt la plus grande distance à la voile en 24 heures.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1956
Port d’attache : Buenos Aires
Longueur : 103,70 m
Largeur : 14,30 m
Tirant d’eau : 6,60 m
Voilure : 2 643 m
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L’Oosterschelde, aux quatre coins du monde
Construit en 1918 aux Pays-Bas, l’Oosterschelde a longtemps navigué sous pavillon allemand, transportant des centaines de tonnes de marchandises. Entre l’Afrique, la Méditerranée et l’Europe du Nord, ce trois-mâts goélette a chargé dans ses cales des harengs salés, des céréales, des légumes, du bois… Il a plusieurs fois changé de nom et de pavillon pour finir sa carrière marchande en mer Baltique, transformé en cargo, dépourvu de ses mâts mais avec une tour d’observation. Dans les années 90, il est racheté par son pays d’origine dans le but de le restaurer sous sa forme initiale. Grâce à la Sailing Ship Fondation de Rotterdam et le concours de musées maritimes qui entreprennent des recherches historiques approfondies, l’Oosterschelde retrouve son identité. Il devient ainsi le dernier trois-mâts goélette de la flotte néerlandaise encore opérationnel. Classé monument historique, il possède une grande valeur culturelle et historique. Son ancienne cale abrite désormais un salon avec bibliothèque, cheminée, piano et bar. Il accueille jusqu’à 24 personnes à bord pour des voyages au long cours qui le mènent en Asie, au cap Horn, en Antarctique ou en Arctique.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1918
Port d’attache : Rotterdam
Longueur : 50 m
Largeur : 7,50 m
Tirant d’eau : 3,20 m
Voilure : 895 m
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Le Marité, terre-neuvier normand
Ce trois-mâts goélette a été construit à Fécamp, port de départ des morutiers pour de longs mois de campagne de pêche. Il a été récemment entièrement restauré. Baptisé du diminutif du prénom Marie-Thérèse, la fille de l’armateur et marraine du bateau, le Marité est lancé en 1923 pour la pêche à la morue sur les bancs de Terre-Neuve et au large de l’Islande et du Groenland. Ce voilier en bois va être transformé par de nombreux propriétaires et même désarmé pour devenir un bateau à moteur. Il effectue alors du cabotage entre les îles Féroé et le Danemark. Promis à la démolition, il est racheté par un Suédois qui l’adapte à la croisière. Rebaptisé, en 1992, Bla Marité af Pripps, il remporte quelques courses de grands voiliers. Le Marité retrouve son nom et son pavillon d’origine en 2004 et devient le plateau itinérant de l’émission télévisée Thalassa. À partir de 2006, il bénéficie d’importants travaux de rénovation effectués à Saint-Vaast-la-Hougue et à Cherbourg avant de gagner Granville, son port d’attache actuel. Il a repris la mer en 2012 et participé aux Fêtes Maritimes Internationales de Brest avant de mettre le cap sur Londres pour les Jeux Olympiques d’été.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1923
Port d’attache : Granville
Longueur : 47 m
Largeur : 8 m
Tirant d’eau : 4,20 m
Voilure : 650 m
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Kaskelot, cachalot du septième art
Construit au Danemark en 1948, ce trois-mâts barque à double coque bois a d’abord été un bateau de ravitaillement pour le Groenland, avant de servir comme navire de soutien de pêche aux îles Féroé. Kaskelot, littéralement « Cachalot » en danois, a ensuite été racheté e 1983 par le Britannique Robin Davies pour se lancer dans une carrière cinématographique pleine d'aventures au sein de la Square Sail Fleet. On le voit dès 1984 au Groenland, où il endosse le rôle du Terra Nova du capitaine Scott, puis incarne le voilier de L’Île au trésor, le Fram de Nansen. Il est également utilisé dans le film français Beaumarchais, l’insolent, ou encore dans le générique de la série La Rivière Espérance. Avec l’Earl of Pembroke et le Phoenix, il fait partie d'une flotte reconstituée pour les besoins des tournages. Il accompagne les jeunes marins dans leur apprentissage de la mer ainsi que pour des croisières et embarque même des marchandises issues du commerce équitable pour la société TOWT (TransOcéanic Wind Transport).
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1948
Port d'attache : Bristol
Longueur : 47 m
Largeur : 8,5 m
Tirant d'eau : 3,60 m
Voilure : 882 m²


Le Belem, 120 ans d’histoire

Ce trois-mâts barque construit à Nantes, dernier bateau du genre en France, et plus ancien d’Europe, a d’abord fait du transport de cacao aux Antilles. Survivant de l’éruption de la montagne Pelée en 1902, en Martinique, le Belem prend sa retraite en 1914, les bateaux à vapeur le rendant obsolète. C’est alors que le duc de Westminster en fait l’acquisition pour s’adonner au yachting. Sous le pavillon anglais, il est profondément transformé pour devenir un luxueux navire de croisière. Rebaptisé Fantôme II par Sir Arthur Ernest Guinness, il sillonne les océans et échappe de justesse aux bombardements de la Seconde Guerre Mondiale. Il appareille ensuite pour Venise, en 1952, sous le nom de Giorgio Cini, et devient navire-école jusqu’en 1976. Jugé trop vétuste pour mener les cadets en mer, il est vendu à un chantier naval vénitien. L’histoire aurait pu s’arrêter là : c’est le docteur Luc-Olivier Gosse qui le retrouve, et la Caisse d’Épargne qui le rachète et le ramène à Brest en 1979. Il est donné à la Fondation Belem, qui l’amarre près de la Tour Eiffel, pour récolter des fonds afin de le restaurer. Classé monument historique en 1984, il effectue son voyage inaugural à New York, et depuis, sillonne les océans en compagnie de nombreux stagiaires, quand il n’est pas à son port d’attache qui l’a vu naître, Nantes.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1896
Port d’attache : Nantes
Longueur : 58 m
Largeur : 8,80 m
Tirant d’eau : 3,60 m
Voilure : 1200 m²


Le Thalassa, miraculé des flots
Construit sur le modèle d’un voilier traditionnel, ce trois-mâts goélette a vécu une histoire originale, née d’un drame et d’un sauvetage. Le Thalassa, c’est d’abord un navire récent, construit en 1980 et qui a bien failli terminer sa carrière prématurément. En août 1984, alors qu’il naviguait comme chalutier à moteur sous le nom de Relinquenda, il s’empale sur une épave de la Seconde Guerre Mondiale à proximité de l’île de Texel en mer de Frise. Gravement touché, il coule à pic. Le bateau est heureusement renfloué et remorqué vers la côte. Sa timonerie est récupérée et Thalassa est transformé en yacht, mais son armateur fait faillite. C’est alors qu’Arnold Hylkema et Henk Stallinga (qui, plus tard, restaurera le Gallant) vont dessiner le bateau de leurs rêves sur cette coque vide. Le deuxième lancement a lieu en 1995. Cet imposant voilier navigue beaucoup, il compte dix-huit cabines et accueille 34 passagers en plus de son équipage.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1980
Port d’attache :
Harlingen
Longueur: 36 m
Largeur : 8 m
Tirant d’eau : 3,90 m
Voilure : 800 m
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Le Regina Maris, la reine de la mer
Ce trois-mâts goélette à huniers est assez récent. Utilisé initialement pour la pêche, il est désormais voué à la croisière : il est reconnaissable notamment grâce à sa magnifique figure de proue, qui représente une voluptueuse femme blonde manifestement couronnée reine de la mer, portant un chien dans ses bras. Le navire a été construit en 1970 dans les célèbres chantiers navals de Gdansk, en Pologne. Il a d’abord été conçu pour la pêche en mer du Nord. C’est au cours des années 90 qu’il a été transformé en trois-mâts goélette à huniers pour devenir un voilier-charter. Le Regina Maris est désormais doté d’un pont très spacieux pouvant accueillir 70 à 80 passagers en croisière à la journée. Avec ses 10 cabines à 2 ou 4 personnes, il offre des croisières en mer Baltique pour environ 36 personnes. Il était présent aux Fêtes Maritimes Internationales de Brest 2008 et 2012.
CARACTÉRISTIQUES :
Construction : 1970
Port d’attache : Kiel
Longueur : 48 m
Largeur : 6,90 m
Tirant d’eau : 3 m
Voilure : 600 m2

Le Bessie Ellen, un ketch en toute majesté
Ce ketch britannique est l’un des derniers voiliers-cargos de la flottille de commerce des pays occidentaux à naviguer encore. Construit sur un chantier naval de Plymouth en 1907, le Bessie Ellen fit du cabotage à la voile autour du Royaume-Uni et sur les côtes européennes jusqu’en 1930. Avec le déclin de la marine marchande à voile, le bateau est alors équipé d’un moteur pour continuer le cabotage sous le nom de Forsøgel au Danemark. Mis à la retraite en 1971, le Bessie Ellen est racheté en 2000 pour rallier son port de naissance, où il bénéficie d’une restauration complète et d’un réaménagement avec la création de 12 cabines. Remplissant désormais le rôle de voilier-charter, il propose des croisi&egrav
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