Ferry Islande-Danemark : l'autre manière de rallier le Nord

Samedi 3 septembre 2016 à 06h47

Chaque semaine, « temps permettant », la compagnie Smyril assure une liaison maritime entre le Nord du Danemark et l'Est de l'Islande, avec escale à mi-chemin, à Torshavn, la capitale des Féroé. Début avril est la période idéale... (à prévoir dès aujourd'hui !)


Port de Torshavn, la capitale des Féroé @S.Pierrefeu

Quelle meilleure manière que la mer pour rallier une île ? Même lointaine, même septentrionale. Depuis une trentaine d'années, la Smyril Line a repris le service « pas transatlantique mais presque » qui dessert l'île de glace depuis l'Europe. Ne cherchez pas à continuer le voyage vers l'Amérique, aucun navire à passagers ne permet d'achever la traversée jusqu'au Nouveau continent. En revanche il est possible d'atteindre l'Islande par la mer, toute l'année, en trois jours, depuis le port d'Hirtshals, au nord de la péninsule danoise. Sur l'un des trajets au moins, une belle idée pour enrichir la virée en Islande d'une navigation sur la « Route des Vikings ».

Le soir tombe sur le fjord

Début avril, malgré les premiers chants d'oiseaux et quelques bourgeons, le fjord de Seydisfjordur est encore figé par le gel. Ce matin de grand calme, le fond de la baie s'est couvert d'une fine pellicule de glace. Les couples de canards Eider marchent sur la mer. Comme tous les mardis, le Norrona, le ferry de la Smyril Line, s'amarre au quai, dans le reflet des sommets, pour une nuit de relâche avant un nouveau trajet pour l'Europe.

Le ciel est clair le mercredi, en fin d'après midi, lorsque la sirène du navire signale son départ. Le soir tombe quand il longe la longue vallée glaciaire vers le large. À la nuit noire, la lumière des derniers phares a disparu depuis un moment mais plusieurs voyageurs continuent d'arpenter le pont supérieur pour guetter les aurores boréales. Elles se montrent communes à cette période de l'année où l'obscurité « tient » encore plusieurs heures. Vers minuit, le ciel s'enflamme. La lente féerie tient une poignée de passagers éveillés plusieurs heures encore.

Entre les falaises des Féroé

Peu après midi, le lendemain, apparaissent à l'horizon des silhouettes comme découpées à la hache. Longues pentes inclinées terminées par des à-pics : Les Féroé ! Le ferry se glisse dans le défilé qui sépare les îles de Kalsoy et d'Esturoy. De part et d'autre de la proue, les falaises de basalte bruissent du cri des Pétrels.

À quinze heures, la coque est amarrée au quai de Torshavn. La « plus petite capitale du monde » ressemble à un port de poupées avec ses façades polychromes et ses maisons à toit de gazon. Le temps d'une virée dans le vieux quartier, d'une bière brassée dans l'archipel et la sirène, à vingt et une heures, retentit de nouveau. Le lendemain est journée de pleine mer. Un tour au sauna, quelques bateaux de pêche des Shetland - que la route frôle - des fous de Bassan dans le sillage et un brin de blues au bar. Demain, samedi, arrivons au Danemark.


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