Et si vous adoptiez un requin-baleine ?

Lundi 10 octobre 2016 à 07h57

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Il est aujourd’hui possible d’adopter un requin-baleine auprès du Shark Research Institute, une organisation non gouvernementale de recherche sur les requins basée à Princeton dans le New Jersey.


Pour 25 $ l’année ou 100 $ à vie, vous pouvez adopter le plus grand poisson au monde, un doux géant des mers qui ne se nourrit que de plancton. Votre protégé, qui pourra mesurer jusqu'à 18 mètres de long, sera l’un des spécimens suivis par le Shark Research Institute dans le cadre de son programme d’étude du requin-baleine (Rhincodon typus). Vous recevrez sa photo et son certificat d’adoption, avec son nom, mentionnant quand, où et par qui il a été marqué. Vous saurez également régulièrement où et quand il a été repéré.

Le Shark Research Institute est une organisation non gouvernementale basée à Princeton, New Jersey (États-Unis). Elle regroupe des scientifiques, des particuliers, des organismes impliqués dans la protection des écosystèmes marins et de leurs ressources. Elle conduit des programmes de recherche sur les requins et des campagnes de sensibilisation pour la sauvegarde des espèces. L’Institut a débuté son étude mondiale sur les requins-baleines en 1993. Le but étant de les repérer et de les marquer pour étudier leurs routes migratoires et leurs comportements alimentaires et de reproduction. Les balises sont posées par des nageurs en palmes, masque et tuba, proches de la surface ou en apnée. Des marques ont déjà été placées sur plus de 800 requins, qui ont permis de suivre leurs déplacements dans les mers des Caraïbes, de Cortez et d’Arabie, ainsi que dans les océans Pacifique et Indien. Mais tous n’ont pas encore trouvé de tuteurs.

Espèce en danger

Les requins-baleines effectuent des migrations saisonnières sur des milliers de kilomètres, sans doute motivées par les phénomènes de prolifération du plancton et les changements de température de l’eau.
Peu de données précises existent sur leur population. L’espèce est toutefois considérée comme menacée par l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature) et la Cites (Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction). Le requin-baleine est surtout vulnérable à la surpêche car il est encore très prisé des marchés chinois, notamment taïwanais. Là-bas, il est « requin tofu » et on raffole de ses ailerons.

Ce grand pélagique aime les eaux chaudes, comprises entre 21 et 30°C. On le rencontre en Atlantique, depuis les États-Unis jusqu'à la partie centrale du Brésil, et du Sénégal au golfe de Guinée ; dans l’océan Indien ; et dans l’océan Pacifique, du Japon à l'Australie, de l'Indonésie à Hawaii, et de la Californie au Chili.

Nager à côté de ce placide animal et le voir onduler, magnifique dans sa robe à damier, est un moment intense. Cette livrée à pois blancs est propre à chaque individu, d’après les travaux de Brad Norman, un chercheur australien. Une sorte d’empreinte digitale.
Si vous avez la chance de l’apercevoir lors de vos périples en mer, l’Institut vous invite à le signaler en ligne à cette adresse: marie@sharks.org.

Plus d’infos sur www.sharks.org


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