Qualification en poche et complicité prometteuse pour le duo du Multi 50 Arkema

Jeudi 19 octobre 2017 à 14h38

Bonne nouvelle pour Lalou Roucayrol et Alex Pella ! Ils ont validé lundi leur parcours de qualification pour la Transat Jacques Vabre. La semaine prochaine, les deux hommes partiront en convoyage vers Le Havre, d’où sera donné le 5 novembre le départ de la Jacques Vabre. À moins de trois semaines de l’échéance, prenons le temps de mieux connaître ce tandem ambitieux qui n’a pas tardé à prendre ses marques …


C’est officiel, Lalou Roucayrol et Alex Pella ont leur ticket d’entrée pour la Transat Jacques Vabre. Le 16 octobre à la mi-journée, le duo d’Arkema a bouclé un parcours de qualification de 48 heures au départ et à l’arrivée de Port-Médoc. Cette navigation très complète, alternance de petits airs puis de bonnes brises, a permis au tandem de se mettre dans le bain. « Nous étions vraiment dans un rythme de course, avec notamment beaucoup de manœuvres de nuit sur une mer formée », raconte Lalou. « Tout du long, nos gestes étaient rapides, les vitesses oscillant de 21 à 27 nœuds. Le retour était particulièrement tonique et nous avons parcouru 250 milles en 10 heures. Le bateau est sain et très marin, y compris dans les conditions difficiles. Avec Alex, nous aurons moins de navigations en commun que les autres mais cela ne me fait pas peur. »

Arrivé sur le projet Arkema il y a à peine deux mois, suite au forfait pour blessure de Karine Fauconnier, Alex Pella apprend vite, aidé par sa solide expérience et par le soutien de Lalou Roucayrol. Le timing s’accélérera prochainement pour le duo franco-espagnol qui amarrera son Multi50 au plus tard le vendredi 27 octobre au Havre. Lalou et Alex se tiennent prêts à partir en convoyage dès lundi prochain.

Interview croisée de Lalou et Alex :

Lalou, Alex, pouvez-vous décrire votre équipier en quelques mots ?

Lalou Roucayrol : « Alex est un vrai professionnel. Il ne connaissait pas les Multi50 mais il s’adapte facilement. Il a tellement de métier que les choses se font naturellement. C’est quelqu’un sur qui je peux compter à 200 %. Il aime la voile et la navigation à haute vitesse. Avec lui, on ne perd pas de temps et c’est justement ce dont nous avions besoin. Nous ne nous sommes pas trompés en le prenant à nos côtés. D’autant qu’humainement, c’est un garçon très agréable, simple et bien élevé. » Alex Pella : « Je suis impressionné par l’expérience de Lalou en multicoque. Il est à l’origine du Multi50 Arkema donc il le connaît parfaitement. Son aide est précieuse pour moi qui suis tout nouveau sur le projet. Je me sens à l’aise avec Lalou, nous passons de bons moments en mer. La communication entre nous est très bonne et l’intégration se passe bien, l’équipe est accueillante et je me sens parfaitement à l’aise. » 

Quels sont vos points communs ? Lalou : « Nous sommes en phase sur la manière de voir la mer et de la pratiquer. Nous avons les mêmes façons de fonctionner, d’appréhender les situations, de régler le bateau et d’attaquer quand il le faut. Nous sommes tous les deux capables de chercher la vitesse, mais toujours en fixant la limite. Cela nous transcende. Nous partageons beaucoup de centres d’intérêt et nous sommes humainement compatibles. Et nous faisons attention l’un l’autre, en préparant un café par exemple. Ces petits détails ont leur importance pour la vie à bord. » Alex : « Nous avons effectivement beaucoup de points communs sur la manière de naviguer. Nous sommes tous les deux ouverts à la discussion pour mener le bateau au mieux. Et nous ne parlons pas seulement de navigation. »

Qu’est-ce qui peut vous différencier ? Lalou : « Difficile à dire… Énormément de choses nous rapprochent, mais je n’en vois pas qui pourraient vraiment nous différencier. Ah, si ! En mer, Alex parle beaucoup. Je suis moins bavard, mais cela me fait la radio! (rires) » Alex : « Mon expérience sur les grands multicoques remonte à trois ou quatre ans. Lalou, lui, a suivi toute l’évolution de ces machines de course au large depuis des dizaines d’années. C’est passionnant de le côtoyer et de profiter de cette expérience. »

Alex, comment se passe la prise en main de ce support que tu ne connaissais pas ? Alex : « Bien ! En peu de temps je dois assimiler beaucoup d’informations mais c’est justement ce qui m’amuse dans la course au large. Mes expériences passées sur les grands multicoques sont précieuses. Le Multi 50 Arkema est très fun, nerveux, une vraie mobylette. Je prends du plaisir à bord. La contrepartie, c’est que le bateau est plus humide et inconfortable que les maxi trimarans que je connais. Je commence à avoir le « feeling » au niveau de la conduite et des réglages. Je ne suis pas champion du monde de Multi 50 mais j’ai un bon professeur. Je pose beaucoup de questions car je veux en savoir un maximum le jour du départ. »

Au regard des navigations effectuées jusqu’à présent, quel objectif sportif vous donnez-vous pour la Transat Jacques Vabre ? Lalou : « Nous pouvons raisonnablement conserver les objectifs que nous nous étions fixés avec Karine, à savoir le podium a minima, voire la victoire. Notre manque d’entraînement en commun sera compensé par la connivence naturelle entre nous. Tout est réuni pour réussir : le bateau est prêt, l’équipe à terre est au top. Eric Mas et Karine Fauconnier sont affûtés sur la partie météo et avec Alex nous sommes plus que motivés. » Alex : « Je n’aime pas les pronostics mais une très belle performance semble possible ! »

 

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