Le Brésil, eldorado du nautisme ?

Mercredi 17 avril 2013 à 06h15

Voilà un pays au potentiel nautique important mais à l’administration délicate à cerner. Le Brésil a fait du nautisme l’une de ses priorités nationales.


Le site de production Bénéteau au Brésil

Le Brésil a acquis une belle visibilité ces dernières années en accueillant des courses au large. La prochaine Volvo Ocean Race fera ainsi escale à Récife et Itajai tandis que cette dernière ville hébergera la ligne d’arrivée de la Transat Jacques Vabre. Côté plaisance, le Brésil offre un potentiel important avec ses 654 ports pour près de 12 000 places et sa proximité avec la plus grande zone de plaisance mondiale : les Caraïbes. Le taux d’équipement au Brésil est actuellement 15 fois moins important qu’en France et 50 fois moins qu’aux Etats-Unis alors que les classes aisées voient leur niveau de vie augmenter. Le groupe Bénéteau réalise ainsi la majorité de son chiffre d’affaires au Brésil sur ses plus grands modèles, importés de France. Cependant, la principale barrière au développement des ventes vers les classes moyennes au Brésil reste le prix de l’exportation vers le Brésil. « A ma connaissance, le marché brésilien est celui vers lequel l’exportation est la plus chère, confirme Dieter Gust, directeur général de la division bateau pour Bénéteau. Un bateau qui vaut 100 sera finalement payé 240 avec les coûts logistiques et les taxes d’importation. »

 

Le moteur avant tout

 

Bénéteau a donc décidé de franchir le pas de la production sur place avec l’ouverture d’une usine à Angra Dos Reis, au mois de mai 2012. « Nous avons choisi de nous installer à Angra dos Reis, entre Rio et Sao Paulo, car 90% de la clientèle brésilienne est présente sur cette marina », précise Dieter Gust. Bénéteau espère sortir 25 bateaux, GT34 et GT38, en 2013. « Ce chiffre devrait doubler l’année prochaine », espère le responsable de la division bateau. Les premiers pas de Bénéteau au Brésil auront toutefois été marqués par un combat administratif. « C’est plus cher et plus long, assure le responsable de la division bateau. Malgré des appuis politiques de l’Etat de Rio, nous avons prix dix mois de retard au début du projet, ce qui est assez important sur une période de deux ans. Il faut s’accrocher mais heureusement nous sommes accrocheurs et nous avons une vision à long terme. En revanche, je connais des concurrents français qui étaient intéressés par une installation brésilienne mais qui ont abandonné en cours de route. » Dieter Gust évoque un marché difficile mais passionnant.
Sur place, l’association brésilienne des constructeurs de bateaux et équipementiers (Acobar) se bat pour promouvoir la qualité de la production locale avec la mise en place de pôles de formation et des systèmes de références pour les consommateurs étrangers. Le marché brésilien est essentiellement tourné sur les bateaux motorisés de petite taille et en polyester. Parmi les constructeurs locaux, Schaeffer Yachts, basé dans le sud du Brésil, propose de luxueux yachts motorisés à la silhouette élancée. Le constructeur Fibrafort s’est de son côté positionné sur les bateaux de sports de moins de dix mètres.

 

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