Noyade : Combien de temps allez-vous tenir ?

Mercredi 23 avril 2014 à 15h57

Mots clés : , ,

VIDEO - Guy Cotten a choisi de frapper fort en diffusant une plateforme interactive qui propose aux internautes de lutter pour éviter leur propre noyade. Plus de 150.000 personnes ont déjà participé à ce dispositif de sensibilisation au port du gilet de sauvetage, lancé mardi à minuit.


C'est une campagne de sensibilisation choc qui rappelle celles de la sécurité routière. En arrivant sur le site sortieenmer.com, l'internaute est accueilli par une séquence de sortie en mer par beau temps qui introduit deux personnages: le skipper du bateau, dans la peau duquel se glisse l'internaute, et son ami apparemment peu aguerri à la navigation, Charles. «Nos créatifs sont partis d'un constat: les plaisanciers ont tendance à ne pas mettre leur gilet de sauvetage, en sous-estimant notamment les risques par beau temps», explique Romain Bruneau, commercial pour l'agence CLM BBDO qui a réalisé la campagne. Et de fait, la navigation idyllique tourne rapidement au cauchemar lorsque le skipper tombe à l'eau après un coup de bôme et voit son voilier, alors manoeuvré par l'ami peu expérimenté, s'éloigner. La campagne propose alors une expérience interactive angoissante où l'internaute doit actionner sa souris en continu pour ne pas couler. «Il y a un côté ludique mais nous n'avons pas souhaité présenter un jeu, précise Romain Bruneau. Il s'agit d'une expérience interactive. L'action de l'internaute - le fait de scroller - permet de dresser un parallèle entre la fatigue de l'internaute et celle de l'homme tombé à la mer.» Et de fait, au bout de quelques minutes, l'internaute a tendance à cesser d'actionner sa souris. Les internautes qui communiquent leur résultat sur les réseaux sociaux tiennent environ quatre minutes. «Déjà fatigué?» demande alors la plateforme. Puis cette conclusion: «En mer, on se fatigue plus vite qu'on ne le pense».

 

Une expérience choc
 

« Nous savons par expérience que le côté immersif est celui qui parle le plus au public », ajoute Romain Bruno. Un message anxiogène qui marque mais qui effraie encore les grands acteurs du sauvetage. « Les sauveteurs en mer, avec lesquels nous avons parlé du projet, n’étaient pas très à l’aise avec l’idée d’évoquer la mort », explique le commercial. « Il y a un côté morbide mais nous savons que bien souvent, et malheureusement, les messages forts sont ceux qui impactent le plus. » Les sauveteurs en mer, investis dans une large campagne de sensibilisation pour appeler au port du gilet de sauvetage, ont choisi un angle moins anxiogène mais également conçernant avec cette campagne. Selon la dernière étude, dévoilée au début du mois par la SNSM et l’assureur Macif, plus de 43% des Français estiment qu’il n’est pas nécessaire de porter un gilet de sauvetage lorsqu’on sait nager. Or, en cas d’incident, les chances de survie sans gilet de sauvetage sont infimes. Le gilet sert à maintenir le plaisancier hors de l’eau mais également à aider les sauveteurs à le repérer.


LIRE AUSSI:

Le gilet de sauvetage n'est pas encore un réflexe
 


SERVICE:
Pour préparer vos escales en toute sérénité, téléchargez l'appli Guides Escales du Bloc Marine.
Toutes les prévisions météo du littoral et en mer pour la France par téléphone au 3201*.
Toutes les prévisions météo de vos voyages et vos navigations à l'étranger au 0899 70 12 34**.
Recevez gratuitement
la newsletter
tous les jeudis
* 3201 : Prévisions pour la France - 2,99€ par appel   ** 0899 70 12 34 : Prévisions pour le Monde - 2,99€ par appel
Fermer
Recevez chaque jeudi les coups de coeur de la rédaction