Chômage partiel en perspective au chantier STX

Vendredi 26 octobre 2012 à 15h03

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Les salariés de STX France, dernier grand chantier naval français, sont menacés de nouvelles mesures de chômage partiel d'ici à la fin de l'année, avec l'annonce jeudi par la direction de 14.000 jours de "sous-charge" ces trois prochains mois faute de nouvelles commandes.


Cette mesure porte à 7.000 jours la sous-charge mensuelle moyenne pour les 2.100 salariés du site, contre 6.300 jours par mois d'avril à octobre.


Au cours de cette période, les 44.172 jours de sous-charge s'étaient soldés par 21.522 jours de chômage partiel.


Le ratio a pu être maintenu légèrement en deçà des 50% grâce à d'importantes mesures de redéploiement des salariés entre les secteurs ou les filiales de STX en fonction de leurs charges de travail respectives.


En grande difficulté depuis 2008, les anciens Chantiers de l'Atlantique, basés à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et spécialisés dans la construction de navires de grand gabarit, tournent au ralenti et n'ont enregistré aucune nouvelle commande depuis plus d'un an.


Le plan de charge de STX France avait subi un nouveau coup dur début avril avec l'annulation de deux projets de commandes de navires de croisière pour l'opérateur Viking River Cruises.


Le carnet de commandes des chantiers se réduit à l'"Europa 2", un paquebot commandé par le groupe allemand Hapag Lloyd Croisières (livrable au printemps 2013), un autre paquebot pour l'Italien MSC, le "Preziosa" (mars 2013), et deux navires porte-hélicoptères de type BPC pour la Russie (fin 2013 et fin 2014).


STX France est détenu à 66,6% par STX Europe (filiale du sud-coréen STX Shipbuilding) et à 33,3% par l'Etat français. Le chantier fait également travailler des sous-traitants à raison de quelque 4.000 salariés.
 


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