Au Pays Basque, des pirogues hawaïennes 100% françaises

Mardi 2 janvier 2018 à 14h27

C'est à Anglet (Pyrénées-Atlantiques), en plein paradis des surfers, que la TPE Woo, qui se présente comme le seul fabricant de pirogues hawaïennes en Europe, a vu le jour en 2009 pour produire ses propres modèles.


Facebook @WooOutrigger

Woo vient de lancer sur le marché des sports de glisse la "plus petite pirogue au monde". Baptisée "Féline", cette pirogue monoplace a déjà doublé les ventes de cette petite PME de 5 salariés: "Nous fabriquions bon an mal an une centaine de pirogues. Avec l'arrivée de 'Féline', nous avons déjà rempli un carnet de 80 commandes ce qui correspond à sept mois de travail", se réjouit Guy Ringrave, directeur et co-fondateur de Woo.

Pour Woo, le principal frein à l'achat de ses pirogues est en effet lié au transport et à l'encombrement. "En Europe, il n'est pas aisé de stocker chez soi des pirogues de 6 mètres. Les premiers bateaux que nous fabriquions étaient d'une taille de 6,20 m", explique M. Ringrave. "Contrairement aux États-Unis où tout est grand, en Europe nos voitures sont petites. Le toit d'un break ne peut pas transporter un bateau de plus de cinq mètres, nos garages mesurent en moyenne 5,50 m... et nos vagues sont plus courtes que dans le Pacifique. Il fallait donc concevoir un bateau plus petit d'un mètre", résume le patron de Woo.

La glisse et l'endurance

Avec 5,10 m de long (la taille moyenne d'une berline) et une version résine à 2.500 euros pour 15 kg, ou à 3.900 euros pour 9 kg en carbone, "Féline" a été conçue pour contourner tous ces écueils.

L'équipe de Woo pense avoir conçu une embarcation qui "démocratise le sport de la pirogue et qui intéresse à la fois le monde de la glisse et celui de l'endurance": adeptes du surf, windsurf, kitesurf, voile, mais aussi du VTT, trail, coureurs de fond, etc. égrène Eric Delaudre, technicien composite chez Woo. "Les kayakistes sont les premiers intéressés. Cette clientèle aime la glisse de la pirogue parce qu'elle va plus vite qu'un kayak tout en gardant le même encombrement", selon Guy Ringrave.

Tout comme les nombreux adeptes du stand-up paddle, à l'instar d'Olivia Piana, cinq fois vice-championne du monde de la discipline et ambassadrice de Woo. "C'est un sport très complémentaire du paddle. Le geste de rame est quasiment le même sauf qu'on est assis au lieu d'être debout. C'est aussi un sport d'endurance, ça permet de s'entraîner en changeant de support, c'est top", lance la championne.

 

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