Vendée Globe : 20 skippers et différents objectifs

Mardi 6 novembre 2012 à 15h41

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Qui va gagner le Vendée Globe ? Sur le papier, la moitié des 20 marins qui s’élanceront des Sables d’Olonne le 10 novembre à 13h02, peut ou veut remporter le titre. Mais l’objectif de résultat n’a pas le monopole des cœurs. Pour une bonne partie des navigateurs, le simple fait de terminer la course sera déjà une victoire en soi.


Dans la liste des chasseurs de podium, tous les marins de cette 7e édition n’ont pas les mêmes arguments, les mêmes motivations. Ni les mêmes chances de parvenir à leurs fins. Trois grands favoris se détachent pourtant. Armel Le Cléac’h (Banque Populaire), 2e de l’édition 2008, et Vincent Riou (PRB), seul ancien vainqueur présent cette année, sont deux compétiteurs décomplexés qui affichent clairement leurs appétits de victoire.

 

Plus discret dans ses ambitions, Jean-Pierre Dick (Virbac-Paprec 3) dispose lui aussi d’une cote très élevée. Ces trois marins ont énormément navigué et régaté avec succès à bord de leurs monocoques de dernière génération. A ce trio, il faut ajouter une poignée de très sérieux outsiders. François Gabart (Macif), un des cinq bizuths de la course, a le profil type du jeune premier talentueux et très méthodique. Lui aussi est à la barre d’un des tout derniers plans VPLP-Verdier avec lequel il a connu la victoire dans la transat B to B. Dans la même veine de talent que François Gabart et Armel le Cléac’h, Jérémie Beyou (Maître Coq), double vainqueur de la Solitaire du Figaro, veut oublier son premier Vendée Globe (2008) écourté au large du Brésil après une avarie de gréement. Il est à la barre d’un bateau éprouvé, l’ex-Foncia, vainqueur de la dernière édition. Marc Guillemot, 53 ans, dispose d’une expérience hors pair avec son monocoque Safran.

 

Après un Vendée Globe 2008 épique (escorte de Yann Eliès, multiples ascensions en tête de mât et final sans quille en 3e position), Marco est déterminé à réussir ce qui sera sans doute son dernier tour du monde en solitaire. Même motivation extrême chez Bernard Stamm qui ne souhaite pas seulement prendre une revanche sur le destin (deux abandons dans les deux précédentes éditions), mais aussi briller à bord d’un bateau puissant, taillé à sa mesure.
Difficile de ne pas ajouter à ce répertoire un Jean Le Cam (SynerCiel) ou un Mike Golding (Gamesa), respectivement 2e et 3e en 2004-2005. Ces deux marins ont pour eux l’expérience (ce sera le 4e Vendée Globe de Mike), mais se sont très peu entrainés ces dernières années.

 

Terminer… et voir


Sans oser songer au résultat, sans vraiment formuler d’objectif, il y a ceux qui pensent (à raison) que terminer la course en navigant proprement est déjà une garantie de bien figurer au classement. C’est le cas de Kito de Pavant (Groupe Bel) qui souhaite plus que tout boucler la boucle aux Sables d’Olonne après une course avortée au bout de 24 heures en 2008. Le Britannique Alex Thomson (Hugo Boss) est dans le même état d’esprit : il n’a jamais réussi à terminer lors de ses deux tentatives (2004 et 2008).
L’Espagnol Javier Sanso (ACCIONA 100% EcoPowered) revient sur le Vendée Globe après 10 ans d’absence. Il dispose certes du bateau le plus récent de la flotte, mais n’a que très peu navigué avec. Cette année signe aussi le grand retour de Bertrand de Broc (Votre Nom autour du Monde avec EDM Projets). Navigateur d’expérience, mais à la tête d’un projet bouclé récemment, Bertrand aura à cœur d’arriver aux Sables d’Olonne après ses deux abandons en 1992 et 1996. Enfin, Dominique Wavre complète cette liste. Le vétéran de l’épreuve (57 ans) et le plus expérimenté en matière de tours du monde sait qu’il aura du mal à rivaliser pour une place d’honneur.

 


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