Le Vendée Globe, un "booster" de l'économie

Vendredi 9 novembre 2012 à 14h27

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Le Vendée Globe représente pour l'économie vendéenne une formidable vitrine, d'une part grâce aux retombées médiatiques qui se traduisent directement par une augmentation de fréquentation touristique, mais aussi pour les entreprises qui s'impliquent dans la course.


Crédits photo : Mark Lloyd / DPPI / Vendée Globe

"Pour la dernière édition (2008-2009), les retombées médiatiques ont été évaluées par un cabinet spécialisé à 145 millions d'euros", explique d'emblée le président UMP du conseil général de Vendée, Bruno Retailleau, qui a pris la succession de Philippe de Villiers à l'automne 2010.


Face à ce chiffre, l'investissement fourni par la société d'économie mixte organisatrice de la course (et gérée par le conseil général), est d'un peu plus de 9 millions d'euros.


"Avec un tel poids, nous concurrençons les JO, le Mondial de foot ou le Tour de France cycliste parmi les événements sportifs les plus diffusés", assure M. Retailleau. "Les retombées pour le secteur hôtelier, touristique et la restauration ont été évaluées à 39 millions d'euro pour la dernière édition", ajoute-t-il.


"L'année qui suit le Vendée Globe est toujours excellente" sur le plan touristique, renchérit François Boche, président de l'office du tourisme des Sables d'Olonne, d'autant que "l'arrivée, fin janvier, se fait au bon moment, celui des réservations d'été".


"Au moment du départ, en plein mois de novembre, l'activité touristique sur place ressemble à un mois de juillet", estime-t-il.


"En outre, depuis la création de la course il y a quinze ans, les élus locaux ont pris conscience de la nécessité de présenter une belle image de la ville, qui avait été quelque peu dénaturée par des programmes immobiliers dans les années 60, et d'importants travaux d'embellissements ont été entrepris, notamment sur le front de mer", ajoute M. Boche.


"Les retombées sont énormes, considérables", renchérit le maire des Sables d'Olonnes Louis Guédon (UMP). "A chaque Vendée Globe, l'économie de la ville prend entre 30 et 40% dans l'année".


Equation gagnante


Pour les entreprises qui participent en sponsorisant des bateaux, parmi lesquelles de nombreuses vendéennes, l'équation semble aussi gagnante.


Christophe Chabot, pdg d'Akena Véranda dont le siège est à Dompierre-sur-Yon (Vendée), qui sponsorise Arnaud Boissières depuis 2004, tient d'emblée à souligner que cet investissement n'est pas "la danseuse du dirigeant: je ne suis pas du tout un voileux". "Ce qui m'intéresse dans ce choix, c'est la recherche de l'image et de la notoriété, et le partage d'un projet interne", souligne-t-il.


"Des collègues qui sponsorisaient déjà des bateaux m'avaient expliqué que cela avait un formidable impact au sein du personnel et j'ai été frappé de découvrir la fierté des salariés de voir leur enseigne faire le tour du monde", souligne-t-il.


Bien qu'il ne puisse quantifier l'impact direct du Vendée Globe, en 8 ans, son entreprise est passée d'un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros pour 250 salariés à 80 millions d'euros pour 700 salariés. Le Vendée Globe représente 25% du budget annuel de communication générale de l'entreprise, soit un million d'euros. "C'est l'équivalent de deux ou trois spots télévisés par an", précise-t-il.


Le groupe vendéen de produits alimentaires frais Sodebo, coprésidé par Patricia Brochard, qui a commencé en 1998 par sponsoriser un bateau sur le Vendée Globe, estime que cette coopération a multiplié par 18 sa notoriété en 14 ans.


Du coup, outre la poursuite du sponsoring du navigateur Thomas Coville (qui ne prend pas le départ de ce Vendée Globe, ndlr) pour sa tentative de record autour du monde en solo en maxi trimaran, le groupe a passé un pas supplémentaire en étant directement parrain officiel du Vendée Globe, pour la 3e édition consécutive.
 


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