Anecdotes sur la Mini Transat

Mercredi 2 septembre 2015 à 08h45

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Le 19 septembre, les 74 concurrents de la Mini Transat îles de Guadeloupe s’élanceront de la baie de Douarnenez en direction de l’île de Lanzarote aux Canaries, terme de la première étape. Candidats à l’aventure, ils n’imaginent pas forcément les surprises que peut révéler une course décidément hors norme. Retour sur quelques anecdotes qui ont émaillé l’histoire de la Mini Transat.


Le gentleman et sa femme
En 1977, Jean-Luc Van Den Heede voit débarquer sur le port de Penzance, quelques heures avant le départ en convoyage vers les Canaries, un monsieur d’un certain âge qui descend d’une Rolls Royce conduite par un chauffeur, pour prendre la barre de son bateau. Le même concurrent fut un des derniers à rejoindre les
Canaries, quelques jours à peine avant le départ de la deuxième étape. A ceux qui s’étonnaient de la lenteur de son parcours entre l’Angleterre et Tenerife, il répondait qu’il était si bien en mer quand sa femme l’attendait aux Canaries. Pas si gentleman.


Trafiquant de drogue
En 1983, Roland Jourdain qui avait pris le départ de la course fait naufrage au large de La Corogne. Recueilli par un chalutier espagnol, il est débarqué dans le port espagnol et remis entre les mains de la Guardia Civil.
Les autorités espagnoles avaient confondu le nom de son bateau avec celui d’un voilier de retour des Antilles soupçonné de convoyer de la drogue. Il n’est pas donné à tous les navigateurs solitaires de voir leur périple se terminer au fond d’un cachot.

 

Portsall à l’honneur
En 1983, Stéphane Poughon s’impose devant Bernard Abalan, tandis que Dominic Vittet se classe quatrième de l’épreuve. Les trois skippers disposent de prototypes sur plan Lucas, tous construits ensemble dans les locaux du Centre Nautique de Portsall-Kersaint.

 

Les chiens de garde sont si gentils
Véritables chiens de garde de la course, les bateaux accompagnateurs sont là pour assurer la sécurité des concurrents et intervenir si possible en cas de nécessité. Mais leur rôle ne se limite pas à cette fonction basique. Bien souvent, c’est le bateau accompagnateur qui saura trouver les mots pour remonter le moral d’un skipper. La rumeur dit que sur une édition, dans les années 80-90, certains concurrents auraient même, un jour de pétole, amarré leur bateau à un bateau accompagnateur pour un apéro dinatoire, on ne peut plus convivial.

 

Japonais peu disert
Parmi les concurrents de la Mini Transat 1999, figurait un navigateur japonais dont le principal handicap était de ne pas parler un traitre mot de français, voire même d’anglais. De manière à ce qu’il puisse communiquer a minima avec les bateaux accompagnateurs, l’organisateur avait convenu d’un code chiffré de un à dix correspondant à différents messages de base, depuis “tout va bien à bord” (one) à “je demande assistance” (ten)… Au cours de la deuxième étape, un concurrent qui n’avait eu aucun contact radio depuis plusieurs jours et commençait à trouver la solitude pesante, voit enfin une voile à l’horizon. Il se précipite sur sa VHF pour nouer le contact et s’entend répondre un laconique “one”.


Trois bateaux, un skipper

Trois prototypes ont remporté par deux fois la Mini Transat. En 1981 Jacques Peignon amène son proto Berret Îles du Ponant à la victoire. En 1987, c’est Gilles Chiorri qui mène le même proto rebaptisé Exa avec la même réussite. En 2009 Thomas Ruyant remporte l’épreuve sur son proto Finot-Conq Faber France, imité en 2013 par Benoît Marie. Seul Sébastien Magnen, architecte, constructeur et coureur amènera deux fois de suite son proto Karen Liquid à la victoire en 1997 et 1999.

 

L’histoire de la Mini Transat est ainsi faite de ces anecdotes, de ces instants comiques ou dramatiques. C’est surtout l’histoire d’une course où la dimension humaine reste toujours aussi forte, où la créativité des architectes ou des skippers est encouragée, où le rapport entre la taille du bateau et celle de l’océan fait qu’elle reste une aventure hors norme. C’est surtout encore un des derniers rêves de compétition accessible
à tous.

 

Les chiffres clés de la 20e édition
- 74 participants
- 28 prototypes à concourir pour le trophée Eurovia / Cegelec
- 46 bateaux de série à concourir pour le trophée Océan BIO-ACTIF
- 16 nationalités : AUS, BEL, CHN, ESP, EST, FRA, GBR, GER, HUN, IRL, ITA, NED, POL, POR, RUS, SUI,
- 4 Femmes / 70 Hommes
- Âge moyen : 33 ans
- Les plus jeunes : 22 ans au moment du départ, Julien HEREU (FRA) et Quentin VLAMYNCK (FRA)
- Le doyen : 56 ans au moment du départ, Carlos LIZANCOS (ESP)
- Ils sont 54 à participer à la Mini Transat Îles de Guadeloupe pour la première fois. 20 récidivistes qui totalisent
24 Mini Transat


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