The Transat bakerly : derniers efforts pour tenir le cap

Jeudi 12 mai 2016 à 12h12

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Après François Gabart, grand vainqueur, Thomas Coville prend la 2ème place dans la catégorie Ultime. Le 3ème trimaran Ultime entame ses derniers milles...


Estimation des heures d'arrivée @The Transat bakerly

À l’aube du 10ème jour de course, New York s’apprête à accueillir le troisième trimaran Ultime. Yves Le Blevec (Actual) est en passe de relever son pari de mener en solitaire son trimaran de 31 mètres de l’autre côté de l’Atlantique. Une première et une sacrée performance pour ce skipper engagé à la barre d’une machine à vent plus ancienne et moins véloce que celle de ses prédécesseurs. Mais avant d’en finir, il doit déjouer les caprices du vent et ce de ce fameux Gulf Stream, véritable juge de paix de cette fin de parcours à travers l’Atlantique Nord. Autant d’obstacles qui ralentissent sa progression vers la ligne de la délivrance ,comme en témoignent les quatre petits nœuds de vitesse instantanée affichée au compteur dans le classement de ce matin.

Désormais sur la même latitude que New-York, le trio leader des IMOCA doit faire route plein Ouest… mais eux aussi doivent composer face au courant du Gulf Stream. Dans un scénario météo plutôt bien établi, Armel Le Cléac’h (Banque Populaire) affirme son leadership, notamment face à son plus fidèle et plus proche concurrent, Vincent Riou (PRB) qui déplore des problèmes de réception d’informations météo. Un handicap alors que la bataille fait rage et que tous les coups tactiques sont plus que jamais permis à ce niveau de performance océanique.

« C’est un peu plus complexe pour moi, puisque je n’ai plus de fleet (système de transmission de données) et je dispose de très peu d’infos météo. C’est difficile d’avoir une lecture correcte et précise de ce qui se passe. Même si les conditions sont celles qu’on a l’habitude de rencontrer quand on se rapproche de la côte des US, c’est endroit très compliqué, avec des chocs thermiques d’eaux et d’airs et une météo qui évolue vite », explique-t-il. « Armel (Le Cléac’h) a pris un peu d’avance, il est un peu en puissance. Je ne perds pas de vue ce qu’il fait, notamment parce que c’est un bon indicateur des conditions qui ne sont pas simples. »

Pendant ce temps Louis Duc (Carac) a osé tenter une option radicale, en plongeant Sud quand le gros des troupes mettait le cap sur une trajectoire plus conformiste au Nord, a toutes les raisons de sourire et de reprendre des couleurs dans le classement. Ce matin, il affiche de près de 10 nœuds de vitesse quand les premiers de cordée progressent à 7, 4, ou moins de 3 nœuds. De quoi vite venir chambouler la hiérarchie préétablie sur les chemins qui mènent à New York.


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