Douarnenez Horta Solo : un départ qui pourrait être modifié selon la météo

Vendredi 26 août 2016 à 10h31

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Ce début de semaine à Douarnenez, s’est trouvé logiquement placé sous le signe de la sécurité des marins. Tout d’abord, parce que ce n’est jamais anodin d’enquiller plus de 1200 milles d’affilée en course et en solitaire. Mais aussi, parce que la situation météo pourrait imposer des décisions nouvelles de la part de la direction de course.


C’est un prénom charmant qui évoque plus l’humour de bande dessinée qu’une ambiance dramatique. Mais c’est bien la tempête tropicale en formation Gaston qui focalise l’attention de l’équipe météo ainsi que de la direction de course de la Douarnenez Horta Solo. Pour l’heure, il est un peu tôt pour voir comment cette dépression très creuse évoluera et quelle sera sa trajectoire. Mais en anticipant les différents scénarios possibles, les organisateurs travaillent à éviter une éventuelle collision de trajectoire entre les Figaristes en route vers Horta et les abords du centre de la dépression. Les modèles donnent en effet, à proximité immédiate de la dépression, des vents supérieurs à 80 nœuds et plus de 10 mètres de creux. Des conditions où la question de la navigabilité ne se pose même plus.

Laisser toutes les portes ouvertes

Dès lors, en concertation avec les représentants de la Classe Figaro Bénéteau, François Sérusier, le directeur de course, a privilégié une formule la plus souple possible, de manière à être réactif au bon moment : « Grosso modo, nous avons plusieurs solutions que nous pouvons combiner : imposer un way-point obligatoire sur une position assez sud pour bloquer toute tentation d’aller flirter avec les bords de la dépression, retarder le départ en fonction de la trajectoire de la dépression, ou bien anticiper son passage en avançant le départ de vingt-quatre heures. » Comme le prévoient les instructions de course, un avenant a été publié indiquant que le départ pourrait être avancé à vendredi 14h. Dans ce cas, les coureurs devront en être informés avant jeudi 11h, pour pouvoir anticiper leurs préparatifs.

Contrôles : un double objectif
Lundi, les concurrents avaient rendez-vous avec la direction de course et les contrôleurs pour faire un point sur les procédures de sécurité et les bons réflexes à avoir en cas de situation de détresse. Un rappel sur les comportements adaptés en cas de difficulté majeure, sur l’utilisation des différents matériels de sécurité : rôle respectifs des balises de positionnement et de détresse, informations sur les délais d’attente moyen en cas de déclenchement d’alerte, rappel sur les moyens de préparer son sauvetage si nécessaire. Toutes ces procédures paraissent parfois fastidieuses à terre, mais elles ont toujours démontré leur utilité dès lors qu’il s’agissait de procéder à un hélitreuillage ou un embarquement à bord d’un autre bateau. Avec en filigrane, un principe de base rappelé de nouveau : bien souvent, le lieu le plus sûr, c’est son propre bateau. Ce n’est qu’en cas de situation extrême qu’on doit se résoudre à l’abandonner.
Sur le port de Tréboul, les arbitres, aidés par les bénévoles de Douarnenez Courses, continuent de procéder aux contrôles d’armement des bateaux. Avec deux objectifs majeurs : vérifier que l’ensemble du matériel de sécurité est opérationnel, et garantir l’équité sportive dans le respect des règles de monotypie éditées par la Classe Figaro Bénéteau. Pour l’heure, la priorité sera avant tout de faire gaffe à Gaston.


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