Mini-Transat : une maille à l'envers, une maille à l'endroit

Vendredi 6 octobre 2017 à 07h08

Profiter des derniers souffles de portant, gagner sur la route sans perdre de vue les options potentielles à venir ; les solitaires vont devoir changer de mode de fonctionnement, passer de l'intuitif au cérébral, de « même pas peur » à « c'est par où la sortie ? »… Décidément, la course en solitaire est un sport complet.


Pour prétendre gagner en course au large, il faut : un bon bateau - c'est une évidence -, avoir passé des heures sur l'eau à faire ses gammes, du talent et du travail, une petite dose d'inconscience et une forte pincée de recul… Enfin, il faut un peu de chance, celle qui a abandonné certains coureurs comme Antoine Cornic (Destination Île de Ré), privé de pilote, obligé d'affaler quelques heures par jour pour pouvoir se reposer ou bien encore Pierre Chedeville (Blue Orange Games – Fair Ritail). Ils ne sont pas les seuls à déplorer quelques soucis techniques : Cédric Faron (Marine Nationale) et Camille Taque (Foxsea Lady) ont de gros problèmes d'énergie. Camille a d'ailleurs signalé à un bateau accompagnateur qu'elle mettrait régulièrement à la cape pour se reposer. Enfin Lina Rixgens (Mini Doc) a cassé la barre de liaison de ses deux safrans. Slobodan Velikic (Sisa 2) fait de façon évidente route vers la terre. La direction de course a dérouté un bateau accompagnateur pour identifier la nature de son problème, mais le navigateur croate n'a pas demandé d'assistance. C'est en revanche terminé pour Luca Sabiu (Vivere la Vela). En proie à des soucis techniques récurrents depuis le départ, le navigateur italien a déclenché sa balise de détresse la nuit dernière. Il a été hélitreuillé jusqu'à La Corogne par la Marine espagnole.

Pendant ce temps, à La Corogne, les deux éclopés s'affairent pour réparer leur mât et repartir au plus vite. Ils devraient recevoir dès demain matin, la visite d'un commando composé d'anciens coureurs, de copains, qui spécialiste en stratification, qui détenteur de nouveaux haubans, qui homme à tout faire de bonne volonté… Certains pontons du port de La Corogne vont ressembler à une ruche.

Divergences de vue

Au large de Lisbonne, la flotte commence à se recentrer après avoir massivement tiré un bord vers le sud-ouest. Les vitesses décroissent lentement mais la progression reste respectable. Erwan le Mené (Rousseau Clôtures) a quant à lui, repris sa route vers le large. Le plus vraisemblable est que le navigateur morbihannais a dû être victime d'une avarie tel le bris d'un tangon pour être obligé de faire route vers des eaux plus calmes. Au final, son débours est de 40 milles sur la tête de flotte.

En série, Rémi Aubrun (Alternative Sailing – Constructions du Belon) a choisi de faire cavalier seul. Alors que tous ses poursuivants prolongeaient leur bord vers le sud-ouest, il a décidé de se recentrer le premier. Ce soir, l'écart latéral avec Erwan Le Draoulec (Emile Henry) est de plus de 50 milles, de quoi relancer le jeu, d'autant que les heures à venir sont incertaines.

Classement à 17h (TU+2)

Prototypes

1 Ian Lipinski – Griffon.fr – à 677,6 milles de l'arrivée

2 Arthur Léopold-Léger – Antal XPO - à 20,6 milles

3 Simon Koster –Eight Cube Sersa –à 25,1 milles

4 Romain Bolzinger – Spicee.com - à 36,4 milles

5 Aurélien Poisson – TeamWork –à 41,6 milles

Séries

1 Rémi Aubrun – Alternative Sailing – Constructions du Belon - à 723,4 milles de l'arrivée

2 Erwan Le Draoulec – Emile Henry – à 2,4 milles

3 Clarisse Crémer – TBS à 9,9 milles

4 Yannick Le Clech – Dragobert - à 9,9 milles

5 Tanguy Bouroullec – CERFRANCE - Kerhis - à 14,7 milles

 

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